HIDE
b) L'insomnie. Celle-ci est constante. Sa disparition annonce la guérison qui se produit généralement du 4° au 5° jour.
3) Les signes physiques.
a) Le tremblement est intense et généralisé. Le corps tout entier est en vibrations. Les mains et les bras sont agités d’un mouvement étendu incoercible, la tête entière oscille, la langue est trémulante avec embarras de la parole.
b) Les sueurs. Signe important, le corps est couvert de sueurs profuses, d’ailleurs partiellement, en rapport avec la | température.
c) Le pouls est accéléré.
d) La température est de 39° dans les formes moyennes et dans les formes graves atteint 41° et plus.
4) Evolution.
La mort peut survenir au cours d’une pneumonie ou au cours d’une réaction anxieuse (défénestration).
La récidive est fréquente et se fait à l’ordinaire dans les mêmes formes. Enfin le patient perd généralement le sou-
venir de son délire.
5) Formes cliniques.
Nous en isolerons trois.
a) une forme paroxystique avec accès survenant généralement le soir pour disparaître le matin et récidivant les soirs suivants. Le malade étant normal dans la journée. Ce sont des crises de délire pantaphobique avec anxiété se reproduisant chaque soir avec le mc:1e caractère. C'est à cette catégorie que paraît appartenir la plupart des anxieux
fugueurs poursuivis par des malfaiteurs, des ennemis, des policiers.
Cette forme paroxystique avec anxiété prédominante est à diagnostic souvent difhcile.
b) une forme rappelant le délire aigu, encéphalite aiguë azotémique de Toulouse, Marchand et Courtois.
Sous ce nom, ces auteurs décrivent un syndrome confusionnel aigu ou suraigu, auquel s'ajoute une azotémie progressive qui fixe en partie le pronostic de l'affection.
Cette encéphalite (délire aigu des classiques) constitue une forme suraiguë du delirium tremens; elle ne diffère en rien des encéphalites aiguës décrites par les mêmes auteurs au cours des autres infections ou intoxications (érisypèle, fièvre puerpérale, rhumatisme articulaire).
Le délire aigu peut ainsi se retrouver dans d’autres intoxications et infections, ce qui rend malaisé son diagnostic étiologique.
c) Enfin citons pour terminer une forme à type assez souvent euphorique dans laquelle les phénomènes visuels ont un caractère agréable et microscopique (hallucinations hlliputiennes) .
B) ALCOOLISME SUBAIGU.
Comme le nom l'indique, les accidents de l’alcoolisme subaigu plus fréquents que le delirium sont moindres à la fois en intensité et en gravité. Ici encore, il s’agit d’un délire confusionnel, dans lequel on retrouve la note onirique et anxieuse à prédominance vespérale. Assez souvent les auteurs insistent sur le caractère professionnel du délire.
M Da
Le malade se croit entouré des êtres qui lui sont familiers et se livre en imagination à ses occupations habituelles. Les hallucinations ont une précision et une intensité surprenante.
Mais il ne faut pas confondre le délire, avec le rêve professionnel. On peut voir défiler durant son sommeil tous les actes de sa vie professionnelle sans pour cela être un alcoolique.
Le délire d'occupation a toujours un caractère pénible. Ici nous retrouvons l’anxiété sur laquelle nous avons déjà “insisté. Le malade a le regard absent et désorienté. Dans ces états anxieux, l'alcool n’est pas toujours en jeu. En effet de tels délires ne se différencient en rien des délires oniriques d'autre nature; de sorte que la symptomatologie de l’alcoolisme subaigu n’est pas assez spécifique et on peut la retrouver dans d’autres affections non éthyliques.