HAE
l’aire de matité hépatique reprend au bout d’une semaine ses limites habituelles. Plus de glycosurie ni d’hyperglycémie, ni d’albuminurie, malgré la reprise progressive de Palimentation normale. L’acétonémie, après un retour offensif dû vraisemblablement à une cessation trop hâtive des injections d'insuline, disparaît définitivement le 15 décembre. C’est également vers cette date que les hallucinations cessent de se produire. Après leur disparition, les idées délirantes persistent encore, ce sont des récidives du délire onirique de la période aiguë. La malade croit, par exemple, que son enfant est mort, qu’elle a été victime de revers, etc. Puis, peu à peu, les idées délirantes s’estompent et l’on arrive à convaincre la malade de leur fausseté et de leur nature pathologique.
La malade sort de la Maison de Santé de Blois le 30 janvier 1932, ne présentant aucun symptôme anormal et ayant retrouvé presque complètement un embonpoint et ses forces. Nous la revoyons une semaine plus tard : elle a repris son travail. Etat physique et mental excellent. Les urines ne renferment ni sucre, ni acétone, bien qu’elle ne suive aucun régime particulier. Les règles n’ont pas encore reparu.
Au total, il s’agit d’une femme qui a présenté un délire aigu précédé d’agitation maniaque. Ce délire consistant en illusions, hallucinations, température, anxiété, fous symptômes qui rappellent le delirium tremens mais l'examen n’a révélé aucune trace d’alcoolisme.