‹ Contribution à l'étude des limites de certains délires alcooliquesChapitre 50 sur 51 · VI. CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

VI. CONCLUSIONS

I. Le diagnostic des délires éthyliques quand il n’est pas étayé par les aveux du malade et de son entourage, est un diagnostic difficile pour lequel on ne saurait apsaurait d’après les seuls symptômes, porter à coup sûr un diagnostic d’éthylisme. Des signes cliniques tirés des caractères spéciaux de l’onirisme, de l’anxiété et de ses réactions, des thèmes délirants, etc. ne sauraient être retenus.

«Les observations que nous apportons en font foi, tant pour les états aigus, que pour les états subaigus ou chronique. Les signes physiques (tremblements, troubles hépato-digestifs), outre qu'ils sont souvent dissimulés chez l’éthylique le plus typique, peuvent se manifester dans certains états non éthyliques.

II. Le diagnostic nous a paru à l’heure actuelle, porté avec une fréquence que ne justifie pas toujours l'enquête sur la tempérance du sujet. S'il est incontestable qu'on ne saurait trop mettre en doute les affirmations des malades et de leur entourage, en revanche, il convient d’en tenir compte dans une certaine mesure pour l'appréciation des faits.

III. Il faut être d’autant plus circonspect, qu'on ne porter trop de prudence.

IV. Dans la sphère biologique, des recherches modernes nombreuses n’ont pu mettre en évidence des signes caractéristiques du délire alcoolique. Même les recherches de polypeptides du liquide céphalo-rachidien, si elles montrent l'existence d’un trouble parallèle à l’évolution clinique, n’apportent que peu de renseignements dans les états frustres ou le taux de la peptorachie est normal. Dans les états aigus, celle-ci peut se rencontrer ailleurs

que dans l’éthylisme.

V. Ces difficultés expliquent la difficulté de définir les limites, non seulement du délire alcoolique, mais de l'alcoolisme lui-même. La tolérance du sujet, sa susceptibilité paraissent (sous réserve de recherches ultérieures sur la perméabilité méningée à l'alcool) être fonction soit d'une déficience viscérale (en particulier hépatique) soit d'une mésopragie cérébrale.

L'’intoxication alcoolique ne pourrait souvent être invoquée qu'à titre d'appoint. Le sujet est souvent un dégénéré ou un déficient viscéral avant dêtre un alcoolique. Comme on l’a dit depuis longtemps déjà : ne devient pas alcoolique qui veut. Il est nécessaire même dans les cas d'éthylisme les plus légitimes, de faire état dans les certificats qui le précisent du terrain sous-jacent.

Vu, le doyen, Vu, le Président de Thèse, BALTHAZARD. : H. CLAUDE.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY,

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