‹ Contribution à l'étude des limites de certains délirs alcooliquesChapitre 54 sur 55 · VI. CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

VI. CONCLUSIONS

I. Le diagnostic des délires éthyliques quand il n’est pas étayé par les aveux du malade et de son entourage, est un diagnostic difhcile pour lequel on ne saurait apsaurait d’après les seuls symptômes, porter à coup sûr un diagnostic d’éthylisme. Des signes cliniques tirés des caractères spéciaux de l'onirisme, de l'anxiété et de ses réactions, des thèmes délirants, etc... ne sauraient être retenus.

Les observations que nous apportons en font foi, tant pour les états aigus, que pour les états subaigus ou chronique. Les signes physiques (tremblements, troubles hépato-digestifs), outre qu'ils sont souvent dissimulés chez l’éthylique le plus typique, peuvent se manifester dans certains états non éthyliques.

II. Le diagnostic nous a paru à l'heure actuelle, porté avec une fréquence que ne justifie pas toujours l'enquête sur la tempérance du sujet. S'il est incontestable qu'on ne saurait trop mettre en doute les affirmations des malades et de leur entourage, en revanche, il convient d'en tenir compte dans une certaine mesure pour l'appréciation des faits.

Page 1