‹ Contribution à l'étude des limites de certains délirs alcooliquesChapitre 55 sur 55 · III. Il faut être d’autant plus circonspect, qu'on ne · texte numérisé non relu

III. Il faut être d’autant plus circonspect, qu'on ne

porter trop de prudence.

IV. Dans la sphère biologique, des recherches modernes nombreuses n’ont pu mettre en évidence des signes caractéristiques du délire alcoolique. Même les recherches de polypeptides du liquide céphalo-rachidien, si elles montrent l'existence d’un trouble parallèle à l'évolution clinique, n’apportent que peu de renseignements dans les états frustres ou le taux de la peptorachie est normal. Dans les états aigus, celle-ci peut se rencontrer ailleurs

que dans l’éthylisme.

V. Ces difficultés expliquent la difficulté de définir les limites, non seulement du délire alcoolique, mais de l'alcoolisme lui-même. La tolérance du sujet, sa susceptibilité paraissent (sous réserve de recherches ultérieures sur la perméabilité méningée à l'alcool) être fonction soit d'une déficience viscérale (en particulier hépatique) soit d'une mésopragie cérébrale.

L’'intoxication alcoolique ne pourrait souvent être invoquée qu'à titre d'appoint. Le sujet est souvent un dégénéré ou un déficient viscéral avant dêtre un alcoolique. Comme on l’a dit depuis longtemps déjà : ne devient pas alcoolique qui veut. Il est nécessaire même dans les cas d'éthylisme les plus légitimes, de faire état dans les certificats qui le précisent du terrain sous-jacent.

Vu, le doyen, Vu, le Président de Thèse, BALTHAZARD. H. CLAUDE.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, CHARLÉTY,

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