‹ Contribution à l'étude des lipomes du frontChapitre 15 sur 51 · MR · texte numérisé non relu

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demi sans tare héréditaire ou personnelle, qui portait, au niveau de la bosse frontale gauche, une tumeur constatée dès la naissance, et qui, après être restée à peu près stationnaire, avait brusquement pris, depuis un mois, une évolution rapide. tlle avait atteint le volume d’une petite orange et était un peu plus sail- ‘lante dans sa partie inférieure que dans la supérieure, sans avoir, du reste, aucune tendance à la pédiculisation. Elle ne présentait aucune trace de lobulation; la peau était saine, mobile sur la masse, qui paraissait au contraire solidement adhérente à la profondeur; en la prenant à pleine main on pouvait lui faire subir une Ssorlc de mouvement de va-et-vient, ‘mais indiscutablement limité à ses parties superficielles. Sa consistance était élastique; son indolence parfaite. Le crâne, à la périphérie de sa base, pa- .raissait normal. La rapidité du développement rendait nécessaire une intervention prompte. Elle fut pratiquée le surlendemain : une incision longitudinale mit à nu la tumeur éncapsulée, jaunâtre et qui se laissa très facilement énucléer, sauf dans la profondeur, où elle adhérait intimement sur une étendue de quelques centimètres au périoste et à l’os. On dut sectionner le second. La dure-mère se trouva ainsi à nu, sur une étendue correspondante. » à

La plaie guérit sous un seul pansement. Aujourd’hui, la cicatrice est à peine appréciable et la perte de substance osseuse diminue manifestement de diamètre.

L'examen de la tumeur a montré qu’il s'agissait d’un lipome superficiellement encapsulé, non cloisonné, se substituant dans sa partie profonde au périoste et à l'os perforé jusqu'à la dure-

mère.

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