‹ Contribution à l'étude des lipomes du frontChapitre 14 sur 51 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Guépin et Orrillard. Bulletin Société Anatom., 24 Nov. 1893. ,

Un homme de 40 ans se présente à Lariboisière, demandant l’ablation d’une petite tumeur qu'il porte au-dessus de la partie moyennc du sourcil droit. Cette tumeur, du volume d’une noix, est douloureuse à la pression; sa consistance est ferme, sa surface un peu irrégulière, sans lobulation toutefois. Elle est mobile sous la peau superficielle, mais elle adhère au périoste du frontal. ACE niveau, l'os semble présenter une légère dépression.

Si l’on ajou'e aux signes précités le début précoce de la tumeur que le malade affirme remonter à sa plus tendre enfance, et qu’il s’est toujours connue, on doit penser au kyste dermoiïde. Le siège du néoplasme, son adhérence à l’os, la dépression du frontal sur laquelle il repose, viennent encore appuyer cette hypothèse. |

Une incision parallèle aux plis frontaux découvre une masse lipomateuse située au-dessous de la peau et du muscle frontal. Elle est bien circonscrite, sans être toutefois encapsulée.

Ce lipome paraît donc devoir être considéré comme un lipome périostique très vraisemblablement congénital, siégeant au lieu d'élection. à

À ce propos, les observateurs font remarquer que ce cas ne paraît pas rentrer dans la catégorie des lipomes congénitaux, dus à la transformation d’un angiome, selon la théorie de M. Lan-

nelongue.

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