CHAPITRE V
MALADIES A ULTRAVIRUS
On entend sous le nom de virus fillrants des principes de nature encore indéterminée, infiniment petits, imperceptibles avec les techniques microscopiques dont nous disposons actuellement (53). Ils sont capables de passer à travers les filtres qui retiennent ordinairement les plus petits microbes visibles (filtres de collodion). ,
Ces agents sont la cause de maladies parasitaires contagieuses des végétaux (mosaïques) incurables jusqu'à présent (54).
On à rapporté pendant longtemps ces affections à des effets de déchéance physiologique.
La première maladie connue est la mosaïque du Tabac étudiée en 1886 par Mayer. Depuis, à la lumière des travaux des phvtopathologistes anglais et américains on à décrit une quantité de virus filtrants.
En règle générale le virus pénètre dans tous les organes des végétaux, même dans les poils ; certaines affections sont assez graves, d’autres parfaitement inoffensives.
Häbituellement l'attaque par un virus filtrant amène un affaiblissement de la vitalité chez l’hôte ; la plante ralentit ou arrête son développement, surtout si l’on considère les jeunes végétaux.
La chlorophylle est altérée, les chloroplastes détruits. Si la décoloration est limitée à des plaques on a les mosaïques, si la
maladie altère l'ensemble des organes il s’agit des jaunisses,
chloroses. Les feuilles peuvent s’enrouler, se déformer ; les bourgeons sont arrondis ; quelquefois des galles se forment ; enfin survient la dégénérescence cellulaire, la nécrose et la mort des cellules.
L'analvse chimique des plantes atteintes montre pour la tige une augmentation de l'azote, une forte proportion d'acide azotique, des nitrites, beaucoup d'acides aminés, alors que la tige saine ne présente pas d'acides aminés. L'échange des albuminoïdes est donc qualitativement et quantitativement modifié.
Mosaïque de la vigne (55)
Cette affection est connue en Tchécoslovaquie depuis une cinquantaine d'années environ ; elle est caractérisée par la décoloration variée qu'elle produit sur les feuilles de la vigne. Ces aires décolorées partent toujours des nervures.
Dans les cas graves les chloroplastes se montrent complètement désagrégés et différentes inclusions cellulaires sont visibles. La plupart des variétés sont sensibles à des degrés différents. Certaines sur lesquelles la maladie revêt un caractère latent seraient des porteurs de virus et participeraient à la contamination.
On a pu prouver la transmission par greffes, par injection de suc de plantes infectées, par le jus transporté au moment de la taille au moyen des cisailles. Certains insectes semblent jouer un rôle dans la contamination.
On dispose de moyens de lutte prophylactiques : destruction des plantes malades et des rejetons infectés.
Lutter contre les insectes : désinfecter les cisailles et les divers instruments utilisés au cours de la taille.