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liens de l'instinct naturel, et où le conflit entre le désir et la volonté retenue dans les bornes morales, ne trouve pas toujours sa solution dans une muette résignation. » (Cité par Dufestel).
$ 2. — Causes déterminantes.
Les causes déterminantes qui poussent l'enfant, ainsi prédisposé, à simuler des maladies, sont souvent des plus futiles, et tout à fait hors de proportions avec les difficultés et la somme d'efforts qu'il lui faut fournir, pour assurer le triomphe de sa supercherie. Bien plus, quantité de jeunes simulateurs n’ont aucun but précis, si ce n’est celui de se rendre intéressants, et de mettre en défaut la sagacité de leur médecin. C’est surtout le cas de la jeune hystérique. Ne se contentant plus d’être une inythomane elle devient une simulatrice. Au fond c’est la vanité qui dans ces cas est la cause directe de la simulation.
Un vice bien répandu dans le jeune âge est à coup sûr la paresse. On la trouve souvent à l’origine de la simulation. |
C'est d’abord le collégien, qui accuse un faux mal de tête pour ne pas assister à la classe ou à la composition qui l’ennuie, qui feint d’avoir mal au pied pour ne pas aller en promenade, Nous n'avons qu’à nous rappeler nos jeunes années pour nous souvenir de tel où tel camarade qui recourrait assez volontiers à ces petites super-
ni -lael, à SAN
cheries. Nous-mèmes n’en avons-nous jamais usé ? Mais ce sont là, en général, des simulations très simples, cousues de fil blanc et qu'il est des plus aisé de démasquer.
Un autre enfant simule aussi fréquemment par paresse, c'est le jeune apprenti, de douze à quinze ans, en général. En quittant la maison paternelle où il était gâté bien souvent, il tombe chez un patron quelque peu sévère qui lui commande des travaux pénibles : il simule la maladie pour s'y soustraire, Comme il est déjà plus âgé, qu'il a plus d’expérience et que, surtout, il a eu le plus souvent l'occasion d'observer le tableau de l’épilepsie, de l'hystérie, de la chorée, etc., ses simulations sont beaucoup moins enfantines et plus difficiles à dévoiler. Au point de vue qui nous occupe on pour: rait dire que l'apprenti est le frère cadet du soldat.
Les enfants sont aussi, en général, très gourmands: Or, ils savent que lorsqu'ils sont malades ils ont droit à mille douceurs, mille friandises qu on leur refuse à l’état de santé. Cest, pour certains, une raison suffisante de simuler.
. D'autres simulent pour se faire soigner, dorloter, cajoler, ce sont les gourmands de caresses, pourrait-on dire. |
Quelques-uns ont un intérêt plus direct. Îls sont maltraités par des parents indignes, alcooliques bien souvent, et ils n’ont qu'un désir, celui d'échapper dumilieu où ils souffrent. Ils savent que, si on les place à l'hôpital ou à l’hospice ils seront plus heu-