TRES
d’épilepsie. I n’y avait aucune tare héréditaire dans la famille, pas de mariage consanguin: et l'enfant n’avait jamais eu d’autres maladies que la rougeole et la scarlatine. 11 n'avait pas fait de convulsions à l’occasion de ses dents, et n'avait jamais été blessé à la tète.
Dans ces conditions, on lui prescrivit tour à tour des préparations bromurées ou ferrugineuses suivant que les crises étaient plus ou moins rapprochées, et comme elles le prenaient aussi quelquefois à l’école, il en fut dispensé peudant un temps assez long. Il avait toujours été un très bon écolier avant ces accidents. Ses parents le conduisirent à différents médecins et spécialistes qui lui ordonnèrent le séjour à la campagne et la diète lactée. Pendant tout Ie temps qu’il resta à la campagne, il ne fut pris d'aucune crise, mais à son retour elles reparurent dès qu'il lui fallut rentrer en classe.
Elles duraient souvent une demi-heure, mais elles ne laissaient à leur suite aucun abattement ; l’enfant n urinait jamais sous lui ni ne se sàlissait pendant ces accès. Malgré toutes les tentatives que je pus faire pour surprendre un de ces accidents, cela me fut impossible d’y parvenir, et lorsque j’arrivais après la crise, je trouvais l'enfant en parfaite santé. Il ne présentait aucune morsure de la langue, aucune trace de blessure, aucun trouble moteur, vaso-moteur où psychique de quelque ordre que ce fut ; rien du côté des yeux, des oreilles, du cœur, des reins, des organes abdominaux. as
À la fin de l’année dernière, les accès devinrent plus fréquents, il s’en produisait jusqu'à 3 par jour, et il en survenait régulièrement un le matin au moment du réveil de ses jeunes frères et sœurs. Comme tous les traitements essayés restaient sans succès, il fut décidé, sur le désir des parents, que l’on placerait l'enfant à l'établissement de Bodelschwinghschen, où l’on soigne spécialement l’épilepsie. Sur ces entrefaites, le 15 décembre, j'eus la chance de pouvoir observer une crise. Ce jour-là, j'avais visité l’enfant vers les 11 heures du matin, car l'accès qu’il avait eu dans la matinée avait été très violent.
Je l'avais trouvé d’ailleurs en très bonne santé. Deux heures environ après mon retour, son père me fait appeler, me priant d’accourir, car l’enfant se débattait dans une crise.
En entrant dans la chambre du malade, je trouvai la mère