NS NE
La mastite puerpérale, ou plutôt mastite de l’allaitement, car l'allaitement est sa condition essentielle, apparaît en général vers la troisième ou quatrième semaine après l'accouchement. : L'expression du sein faisant sourdre par les conduits galactophores un mélange jaunâtre de pus et de lait (signe de Budin) permettra de la reconnaitre.
Les abcès subaigus du sein sont toujours accompagnés de ganglions axillaires enflammés, pouvant suppurer en même temps que le foyer mammaire : plus exceptionnellement on peut voir ces ganglions suppurer seuls, le noyau mammaire-restant induré (Lucas-Championnière).
Le vrai galactocèle est rare et son volume est supérieur à celui de l’abcès de la mammite suppurée. Sa consistance est variable suivant le contenu : tantôt elle est manifestement fluctuante, tantôt elle est rénitente et paraît dure (liquide sous tension), tantôt enfin elle est mollasse et pâteuse : c’est dans ce dernier cas qu'on a noté le signe du godet, la tumeur garde l'empreinte du doigt qui la palpe (Dupuytren, Gilette). Un autre signe également très caractéristique est lécoulement de lait par le mamelon lorsqu'on comprime ce galactocèle. Son évolution est de plus très longue.
Le diagnostic enfin de la mammite typhoïdique devra être fait d'avec celui de simple engorgement mammaire, ce sera chose facile. Dans l’engorgement mammaire, la mamelle est augmentée de volume dans son ensemble. À la palpation, on reconnaît facilement qu'il n'y à pas de tumeur dans le sein, on constate sim-
OU
plement des nodosités disséminées dans la glande, nodosités élastiques et roulant sous les doigts; elles sont de plus mal délimitées, se continuant manifestement avec les lissus voisins. Les ganglions axillaires ne sont aussi Jamais augmentés de volume.