‹ Contribution à l'Étude des Manifestations Cutanées d'origine nerveuse et mentaleChapitre 16 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° La peau est reliée au système nerveux par une série de connexions complexes encore peu connues dans leur totalité. Faisant abstraction des voies centripètes, nous avons retenu surtout les réactions de la peau à divers excitants nerveux et nous avons distingué des réactions lentes dites trophiques qui semblent souvent résulter aussi du jeu prolongé ou répété des vaso-moteurs.

2° Dans les affections organiques du système nerveux, il y a lieu de distinguer deux cas : au cours d’atteintes encéphaliques, les troubles cutanés ne sont le plus souvent que les conséquences de l’immobilisation prolongée ; des troubles trophiques nerveux authentiques s’obserbent surtout dans les atteintes des voies nerveuses périphériques.

3° L'intervention du système nerveux a été retenue dans la pathogénie d’un grand nombre de dermatoses. Nous avons eu surtout en vue le zona, l’urticaire, l’oedème de Quincke dont l'explication la plus rationnelle semble être celle proposée par Lewis à l’aide d’un mécanisme de vasodilatation antidromique et l’intervention des substan-

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4° Nous avons divisé les manifestations cutanées des psychoses et des névroses en deux catégories : les dermatoses psychogènes et les psychodermatoses.

a) Les dermatoses. neurogènes ou psychogènes semblent être déterminées directement par un excitant nerveux ou mental. Nous avons observé nous-mêmes un urticaire émotif qui constitue un type relativement simple. Nous avons étudié des cas plus complexes ou nous avons fait intervenir un réflexe conditionné pour expliquer les faits.

b) Les psychodermatoses constituent des manifestations relevant de la même cause que la psychopathie et survenant soit simultanément soit en alternant avec elle, sans qu’il y ait une relation de cause à effet entre les deux. Tel est le cas des eczémas alternant avec une psychose dépressive.

Nous avons envisagé le rôle de la simulation dans toutes les manifestations cutanées et nous sommes arrivés à la conviction qu’elle joue surtout en amplifiant et en entretenant les lésions.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la Thèse, G. ROUSSY. H. CLAUDE.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLETY.

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