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lalgie, inappétence, vomissements tous les jours. Le malade ne pouvant supporter le lait s'était remis au régime commun.
L'état du malade va en empirant jusqu'au 17 septembre 1881, quand il entra chez M. Grancher, suppléé par M. A. Robin. Anasarque énorme ; ascite. Régime lacté, infusion de Jaborandi ; le foie est atrophié et les urines albumineuses. M. Robin en fait une néphrite parenchymateuse avec cirrhose, sans songer à la spécificité; on fait, en plus, comme traitement, une injection de pilocarpine pendant quinze jours. Pas d’amélioration. Albuminurie considérable et constante.
Ponction abdominale fin octobre ; le malade ayant été mis dans le service de M. Rigal, suppléé par M. Robin, on retire 12 litres d'un liquide clair, citrin et atbumineux ; au bout de trois semaines, l'ascite a reparu. M. Rigal reprend alors son service et le diagnostic est le même que celui porté par M. Robin. Régime lacté et deux degrés.
Nouvelle ponction en novembre ; même quantité de liquide. Amélioration, mais urines toujours très albumineuses. On songe alors à la syphilis et l’on institue le traitement : iodure de potassium et frictions mercurielles. Amélioration. On suspend les frictions au bout de trois jours et l’iodure au bout de huit, le malade supportant mal ce traitement.
Céphalalgie violente. Bromure de potassium et elle disparaît en huit jours, Sirop de Gibert pendant un mois ; son état s'améliore de jour en jour. On cesse au bout d'un mois, à cause des troubles gastriques.
Aujourd'hui, plus d'œdème, pas de céphalalgie, le malade se lève, bon appétit. Il y a encore de lalbumine dans les urines, mais à l’état de nuage seulement. On recommence les frictions mercurielles en même temps que le sirop iodo-tannique. Urines environ 1 à 2 litres.
OBSERVATION IV Thèse de doctorat de M. Descoust, 1878.
M. N, 27 ans, Bonne santé antérieure. Une blennor-
su il y a Sept ans.
Vers le 14 mars, vingt jours après le coït supposé impur léger écoulement uréthral, sans phénomènes aigus.
Le 30 avril, chancre induré de la rainure préputiale. Pléiades ganglionnaires dans les aines. Le malade, très affecté, de son état, maigrit et s'affaiblit rapidement, il ne mange pas:
Fer, vin de quinquina.
Le 24, roséole intense, croûtes dans les cheveux, ganglions cervicaux, angine localisée aux piliers antérieurs, sans plaques muqueuses, l’anémie s'accentue,
Le ; juin, la roséole est remplacée par une éruption papulosquameuse, constipation,
Le +, crise gastralgique, pas de vomissements.
Le 6, nouvelle crise, consultation de M. Brouardel, fièvre, les furoncles des premiers jours persistent toujours.
Régime lacté, pilules de valériane.
Le 12, urines rares et légèrement verdâtres, pouls à KE Les phénomènes gastriques et l'anémie persistent,
Le 13, examen des urines : quantité énorme d'albumine. Ce qui a décidé l'examen des urines, c'est que le malade présentait de nombreux furoncles.
Le 14, très grande agitation nocturne, crise gastralgique. Le matin, ISger œdème de la paupière gauche, légère bouffissure de la face, grande faiblesse, pouls intermittent, rien au cœur,
Le 15, l’œdème a augmenté, il occupe légèrement les malléoles. Consultation de MM. Brouardel, Fournier et de Combarieu et Laurent, médecins militaires.
En présence de la gravité de l’état général et de la grande quantité d’albumine rendue, on essaye le traitement spécifique : combiné au régime lacté.
Frictions avec onguent mercuriel double, 4 grammes, et iodure de potassium, 2 grammes en potion.
Le 16, asthénie complète, intermittences, faux pas du cœur, pas de souffle. La bouffissure de la face a diminué, léger œdème du bras et de la main gauches.
Iodure de potassium, 2 grammes; frictions avec onguent mercuriel, 3 grammes ; 3 litres de lait coupé d’eau de chaux; eau de Vals.
Le 19, l’œdème a presque disparu, l’appétit revient, 4 litres de lait, constipation et début de stomatite, urines plus claires, Iodure de potassium, 1 gramme; frictions.
Le 21, disparition complète de l’œdème. .
Le 22, stomatite intense, on cesse les frictions.
Le 24, constipation opiniâtre, plaques muqueuses sur la ace interne de la joue droite, $ litres de lait.
Le 28, alimentation mixte, peu de vin.
Le 1° juillet, l’état général s'améliore de plus en plus.
Le 2, le malade commence à se lever pendant deux ou trois heures.
Le 9, départ pour le Midi; à l’arrivée, grande faiblesse, mais bon appétit. Stomatite toujours très intense et rebelle au chlorate de potasse; iodure de potassium, 2 grammes. Les frictions ne sont reprises qu'après la guérison de la stomatite.
Le 29, depuis le séjour à la campagne, les forces sont revenues rapidement ; on cesse le régime lacté et l’iodure de po-
Mn 2 Pr tassium. La stomatite persiste ; chlorate de potasse et eau de Botot.
Le ro décembre, le malade de retour à Paris n’a plus eu d’albumine dans les urines : l’état général est bon; cependant, la bouche présente toujours un état légèrement inflammatoire.