‹ Contribution à l'étude des manifestations rénales de la syphilis acquiseChapitre 16 sur 17 · SA · texte numérisé non relu

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Paris, montre une dégénérescence amyloïde des glomérules et de la plupart des artérioles, qui prennent la’teinte rouge caractéristique ; néphrite interstitielle avancée dans certains points, plus récente dans d’autres; canalicules remplis de grosses cellules FARteuses et de gouttelettes graisseuses.

OBSERVATION VII (Barthélemy).

Extraite des Annales de dermalologie, 1881.

Carin Léopold, âgé de 55 ans. À 18 ans il a eu un écoulement qui a duré trois mois et qui fut traité par des tisanes et des pilules de proto-iodure.

Il entre à l'hôpital dans le service de M. Fournier, le 2 avril 1877. Soigné pour des manifestations non rénales de la syphilis, il sort en octobre 1877 et y rentre en mars 1880.

Il présente bientôt des manifestations cérébrales de fa syphilis jusqu'en mai 1880.

Alors apparaissent des oppressions fréquentes, il n’y a pas d'œdèmes mais une légère ascite. Pas d’hydrothorax, mais râles sous-crépitants perçus en foyers, d’abord à gauche, puis à droite, enfin légère bouffissure du visage.

L'examen des urines révèle une albuminurie considérable, l'urine se prend en masse blanche, d’abord filamenteuse, mais tombant rapidement au fond du vase.

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14 mai, — Pas de fièvre. Redoublement de l'oppression et

formation à gauche d'un épanchement pleural. Râles sibilants et sous-crépitants dans le reste de la poitrine. Souffle et matité à gauche.

À huit heures du soir le malade entre dans le coma et meurt à 4 heures du matin.

Autopsie. — Epanchement dans la plèvre gauche: 1 litre et demi de sérosité transparente. Pas d’ascite.

Reins. — Ils se décortiquent facilement mais on aperçoit à la surface de la substance corticale des noyaux lenticulaires extrêmement abondants, répondant à une dégénérescence granulo-graisseuse accentuée. Cette altération est plus prononcée sur le rein gauche qui est plus petit.

À la coupe, la dégénérescence s'accentue encore, toute la substance corticale qui est très épaisse et mesure plus de deux centimètres dans les points les plus étroits est blanche et dégénérée au point que c'est à peine si au niveau des pyramides on aperçoit encore çà et là les faisceaux rouges des tubes. Dans un seul point la pyramide apparaît nettement. Dans la généralité de l’organe les deux substances sont confondues à l'œil nu. Il n'y a pas trace de foyers caséiformes ni gommeux.

En résumé, l'examen macroscopique fait croire à une néphrite à prédominance parenchymateuse.

M. Balzer pratique l'examen microscopique.

Le rein est atteint de dégénérescence déjà avancée. Les gros vaisseaux sont intacts. Le dégénérescence n'atteint que quelques vaisseaux de moyen calibre et les artérioles. La capsule des glomérules est épaisse, fibreuse même à sa partie interne, ce qui diminue le volume de sa cavité.

On a affaire à une néphrite interstitielle généralisée énorme. La dégénérescence amyloïde envahit le tissu fibreux en plusieurs endroits.

Les altérations tubulaires sont également très avancées. Les tubes droits sont comprimés, atrophiés, parfois difficilement reconnaissables.

Presque partout le revètement épithélial consiste en une bande cellulaire mince, dont les cellules. sont généralement granuleuses.On voit donc qu’il s’agit icit d’une néphrite mixte, à la fois interstitielle et épithéliale, Ë

La dégénérescence amyloïde est assez avancée pour dépasser en beaucoup de points l'épaisseur des vaisseaux.

Il est probable que des lésions aussi profondes avaient débuté longtemps avant que le malade ne vint réclamer des soins. Une suppuration prolongée, la tuberculose ne pouvaient ètre invoquées pour expliquer la dégénérescence amyloïde. Comment ne pas invoquer la syphilis négligée quoique grave. Le cas nous semble concluant.

La néphrite constitue ici un accident tertiaire.

OBSERVATION VIII (Résumée)

Wagner. Reproduite par Mauriac. (Archives générales de Méd., t. XVIII).

M..., 45 ans, avait eu des accidents secondaires à l'âge de 30 ans et il était devenu albuminurique 15 ans environ après le début de sa syphilis. La néphropathie l’emporta au bout de cinq mois. Il eut de l’hydrothorax, de l’hypertrophie du cœur, de l'agitation nerveuse, diverses manifestations syphilitiques, de la rétinite. Les urines étaient albumineuses.

Autopsie. — Hypertrophie du cœur. Comme de la grosseur d'une pomme dans le foie. Petite gomme dans le rein droit, qui était petit, foncé et lisse. Le rein gauche était gros et

— 63 == pâle L'analyse histologique des reins donna les résultats suivants : dans le rein droit, substance corticale infiltrée de beaucoup de noyaux, vaisseaux normaux ;

Tubes urinifères atrophiés ou détruits ;

Glomérules petits et très riches en noyaux;

Dans le rein gauche, canalicules urinifères élargis, épithé- Jium très graisseux; glomérules volumineux et injectés, mais quelques-uns petits et à capsule épaisse. Stroma riche en noyaux multipliés récents.

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