‹ Contribution à l'Étude Des Meningites aiguës, bénignes, épidémiquesChapitre 12 sur 28 · F4 AS · texte numérisé non relu

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filtrant et incultivable dénommé. en attenda ant mieuxr medullo-

. virus. I est bien probable que nos méningites bénignes : si :

analogues cliniquement aux. formes. neningées de HAINE

Men donneraient des résultats expérimentaux snalogues

à ceux observés dans cette maladie. Cetteétude reste à à faire

Lorsqu' au cours des formes que nous étudions il sera

| : donné de pratiquer lePreUNe de la neutralisation du virus

Me le sérum du malade ainsi que l'inoculation du singe nous avons la conviction que les résultats expérimentaux seront de nature à confirmer les données de la clinique. Ainsi s'étendralechamp de la poliomyelite englobant etexpliquant

‘bon nombre de méningites dont les caractéres insolites faisaient planer le doute dans l'esprit du clinicien et dont la pature restait entourée de mystères. F0.

Toutefois nous ne prétendons pas généraliser et dire que toute méningite de cause indéterminée doit entrer dans le cardre des méningites à médullo-virus.

Il peut exister d'autres germes appartenant au groupe des virus filtrant, susceptibles de donner naissance à des. états méningés rappelant ceux que nous venons d'étudier.

D PATHOGÈNIE |

méninges.

ot

Si

Le médullo-virus étant soupçonné l'auteur des méningites bénignes, nous devons nous demander : 1° comment il

pénètre dans l'organisme ; 2° pourquoi il se localise sur les

4° Mode de pénétration dans l'organisme.

Les voies digestives et respiratoires ont.été tour à tour incriminées comme porte d'entrée de l'agent infectieux.

L'angine signalée au début de l'infection ; les lésions

d’entérite folliculaire rencontrées par WickMAN et KRAUSE; la fréquence des troubles gastro-intestinaux au début de la maladie tendent pour certains à établir la pénétration par les voies digestives.

CORDIER, MuiLrer et ZAPPERT étudiant le mode de pénétration du modullo-virus dans la poliomyelite incriminent les voies respiratoires. Voici du reste les conclusions présentées par ZappERT au Congrès de l'Association internationale de pédiatrie en Octobre 1912 « Le virus de la poliomyélite semble pénétrer par les voies respiratoires et se disséminer par les voies lymphatiques. Il a pour le

système nerveux une prédilection toute particulière. Il

à ‘admettre la pénétration du virus dans de organisme par ïes) 4 à

voies respiratoires: Ne, 1 LATE a

an Localisation sur les méninges. VAS è mn Le

Pourquoi cette prédilection marquée pour. le système Là

nerveux en général, pourquoi cette localisation acciden- |

| tellement sur les méninges? A

Il est difficile de répondre à la première question. |

Le medullo-virus frappe les cellules des cornes antérieures K de la moelle, comme le meningocoque frappe Lenny ‘à Fi comme le bacille d'EBerTx attaque les plaques de PAYER, Le comme le bacille de Lœrrcer se localise sur la muqueuse pharyngienne. C'est là un fait d’ observation HÉPASE dans l'état actuel de la science. | Pourquoi ce virus, dérogeant à sa coutume, respecte-t-il parfois les cellules des cornes antérieures de la moelle pour frapper les méninges ? Mais justement parce que ce virus est un agent infectieux. À peine a-t-il pénétré dans l'organisme qu'il peut frapper nd ere oi des appareils qu'il respecte habituellement. Le pneumocoque, le bacille d'EserrH, bien que se localisant l'un sur l'appareil respiratoire, l'autre sur il digestif, ne peuventils pas frapper le péritoine, les méninges, le tissu osseux

même? Le virus de la poliomyélite est donc soumis aux

a btean dique des re Lee Ainsi ni quent par une simple loi de pathologie générale ces

à °m éningites HAE troublantes. et souvent inexpliquées.

j ; pa

| Si le diagnostic du syndrome méningé caractérisant les

méningites bénignes est généralement facile, on se heurte

parfois à de grandes difficultés pour établir la nature de ce syndrome: Toutefois, la constatation d'un ensemble de signes traduisant l'irritation des enveloppes. cérébräles, te à l'évolution de la maladie, aux résultats

des examens A laboratoire, aux antécédents du malade,

forment un faisceau de probabilités qui permettent parfois

de porter un diagnostic étiologique précis.

En présence d'un petit malade subitement terrassé par le mal, présentant une température élevée, un pouls rapide,

quelques vomissements, de la constipation, une céphalalgie

‘tenace, de l'hyperesthésie, des contractures, du Kernig, on

pensera à un « état méningé ». Analysant les symptômes : on. tiendra compte du brusque début de la maladie, de l'hyperesthésie du petit malade, de la rachialgie ; étudiant les résultats de la ponction lombaire, on appréciera comme il convient l'absence de tout germe pathogène et la forte réaction lymphocytaire. En présence de tels symptômes,

on pensera à la possibilité d'une méningite bénigne. On

rinsisterons sur

Fest

les sintectons et intoxications, sl à sumeurs cérébrales, ï

es mn Fr ti nt

ee . Nous. étudierons plus spécialement 13 deux affections . pur

qui simulent Je mieux les méningites bénignes et vers.

lesquelles s’ égare bien souvent le diagnostic : La méningite 6

cérébro- -spinale et la méningite tuberculeuse. UE tee

Diagnoate NÉS nl PEAR ne

Diagnostic des :

A — Méningite cérébro-spinale.

Dans ses formes typiques, la méningite cérébro-spinale x présente une symptomatologie si complète, si spéciale, que 44 l'erreur n’est guère possible. 1

En présence d'un petit malade frappé par le mal subitement et en pleine santé, au cours d'une épidémie de méningite cérébro - spinale, présentant un syndrome méningé complet avec vomissements, constipation, céphalalgie, contractures, température élevée, pouls rapide ;

montrant, en outre, véritable signature de l'affection, un

bouquet de vésicules d'herpès au nivéau des lèvres,

“ ‘ar états méningés » et, en particulier, avec la méningite

NA

ér ristique an méningocoque. Us . intra-cluaires

au i devient Hibe de! Ja confondre avec 1 ui des . nie

4 | bénigne.

A côté des méningites cérébro- spinales revêtant une

marche épidémique, ne connaît-on pas la méningite

cérébro-spinale sporadique apparaissant par conséquent

chez un sujet dans un milieu non infecté et en dehors de toute contagion apparente. Le défaut de cette importante

notion n'est-elle pas déjà une première difficulté de nature

à faire hésiter le clinicien ? Parfois, au cours de la méningite

cérébro-spinale, les centres nerveux sont atteints, il s’en suit alors des paralysies évoluant pour leur propre compte indépendament de l'infection méningée. La constatation de ces paralysies est de nature à rendre plus complexe encore le diagnostic. Loin d'aplanir lesdifficultés, la ponction lombaire ne fait parfois que les rendre plus grandes. Il arrive, en effet, de trouver, au cours d’une méningite

cérébro -spinale, un liquide céphalo-rachidien clair et

l'examen direct.

milieux. appropriés. C'est elle qui, Le bien des cas, vera

Cette culture devient du reste üne règle générale et fes

toute méningite, elle doit être pratiquée au même titre que

B — Méningite tuberculeuse. AE

La méningite tuberculeuse tient une si large place dans la pathologie infantile qu'en présence d'un syndrome méningé observé en dehors de toute période épidémique de méningite cérébro-spinale, on pense à la méningite tuberculeuse. ; UNE LATE ‘

Dans ses formes typiques, la méningite tuberculeuse revêt une symptomatologie propre qui ne permet pas de la confondre avec les autres méningites.

C'est, en général, chez de jeunes sujets présentant une atteinte plus où moins RAS, plus ou moins profonde, du bacille de Kocx que se déclare la maladie. Parfois, elle vient hâter l'évolution d'une tuberculose pulmonaire plus ou moins avancée: dans d’autres cas, le sujet frappé par

le mal, présentera dans son passé une ostéo - arthrite

les doutes et permettra uñ diagnostic exact. * Fun | … de

fl

, le malade semble vierge de toute

+ mais alors Su découvre une hérédité

nt entachée. C'est un père mort de « bronchite

ÿ jen; cest un frère, une Sœur, enlevé par une

hide le ne ne doch tÉRUEn et maussade ; Ba.

nr

Ro subit l'influence de la terrible maladie qui va se

démasquer ; c'est un amaigrissement progressif; ce sont

des AMIBESLIONS difficiles et irrégulières. Bientôt, entrent bn

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