‹ Contribution à l'Étude Des Meningites aiguës, bénignes, épidémiquesChapitre 19 sur 28 · OBSERVATION IN · texte numérisé non relu

OBSERVATION IN

Cette observation prise par M. le D' R... se rapporte à se petit malade de la ville. Re à Re Le aide Jules B..., estun enfant de 3 ans, très grand bien ; développé et qui n'a aucun antécédent pathologique sauf de l'i impe- 4 tigo au cours de sa première année. Pas de signes d’adénopathie r brachéo-brachique, pas de lésion pulmonaires, on note une légère a polyodénopathie cervicale consécutive sans doute à l’impetigo. Les | parents sont bien portants, mais il y a quelques antécédents bacillaires dans la famille de la mère.

Le 19 juillet. — L'enfant un peu fatigué se plaint de la gorge, il a eu un léger coryza les jours précédents. La température oscille entre 38 et 29.

Le 20 juillet. — Même état, l'enfant est debout et gai. La langue est saburale, on note une douleur sur le trajet du colon descendant qui forme corde, l'estomac est dilaté et clapotant, la gorge est à

peine rouge, On prescrit uu purgatif, la diète hydrique et une

9 bete 44 soir ee de la raideur de Le nuque ‘sont plus m.

accentués ; on prescrit des bains éhauds. Re

Le 22 juillet. — A9 heures de ne les symptômes meningés | sont encore plus nets : Kernig très prononcé et raideur de la nuque ske très intense: On fait aussitôt une ponction lombaire. Un liquide. clair contenant quelques grumeaux coule lot goutte à goutte. Dans une goutte non étalé du ét de centrifugation on

voit des éléments très nombreux 30 à 40 par champ du RG SRe

la lymphocystose est presque pure, on voyait parmi les lym-

| phocytes que de rarisimes polynucléaires. Différentes colorations ne permettant pas de déceler un seul micro-organisme. Le liquide céphalo-rachidien contient une notable proportion d’albumine et se

réduit par la liqueur de Fechluig, à 5 heures du soir les signes

É cliniques ne se sont pas modifiés, le malade est couché à chien de

fusil. Lo Kernig, le Brudzinski, la raideur de la nuque sont mani-

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festes ; aucune modification du pouls, ni du rythme respiratoire.

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La brusquerie du début, l'élévation de la température font écarter malgré la lymphocytose l’idée d’une méningite tuberculeuse. On pratique alors une injection intra-rachidienne de 25 cc. de sérum de Dopter, des bains à 38 sont données toutes les 4 heures.

Le 23 Juillet. La nuit a été calme, à 9 heures du matin l'enfant semble mieux. La raideur de la nuque est moins prononcée ; la tête est assez facilement tournée à droite et à gauche ; le Kernig

est moins net, mais le la de se couche encore en chien de fusil.

Pas de raie méningitique, pas de trouble du pouls ni de la respira-

tiôn. L'enfant joue sur son lit, cause avec ses parents,

l Le 25 Juillet. L'enfant se o plint do! de gorge mais on ne e voit | | Er.

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Le 26 Juillet. ‘Uie légère. amélioration se produit. {L'enfant et

t | plu calme il s’assied tout seul sur son lit ; il réclame à manger. Re

La nuque est moins raide, mais il a une certaine constipation.

Le 27 Juillet. L'amélioration s ‘accentue, la FRA de la nuque

pe 4 le Kemig ont beauçoup diminué. Le malade reste assis une

‘ * partie de la journée et essaie de jouer. Deux élément ortiés Bppas Ée ; raissent sur les cuisses. en A A et | ue Le 28 Juillet. Le mieux continue, l'enfant joue et demande à manger. Les contractures ont disparu. l ne

Le 29 Juillet. On renouvelle la ponction lombaire ; elle donneun N

liquide clair, la lymphocytsse est toujours abondante. L'eruption

constatée quelques jours au paravant et qui est une éruption ï sérique augmente. 2 Le 30 Juillet. L'enfant s’agite dans son lit, joue toute la j journée demande à se lever, l’éruption sérique diminue. A patir de cette date la convalescence commenceetles forces reviennent rapidement Huit jours après, le rétablissement est assez complet pour que le malade puisse aller à la campagne. Depuis lors il n’a pas eu la moindre indisposition. Pendant les premiers jours quandil a commencé à marcher il a présenté un symptôme qu'il faut noter spécialement. Les muscles fléchisseurs de la cuisse sur le bassin élaient frappés d'impotence ; quand l'enfant marchait il ne pourait relever la jambe et le pied trainait par terre. Les muscles anté-

rieurs de la jambe n'étaient nullement paralysés mais les muscles

"Le 18 juin 1912, entre à | l'Hôpital des. Enfants- -Malades, dans des 120

salles du service de clinique; le jeune Jules Sie Cet “enfant est A à l'Hôpital parce qu'il avait été pris, deux jours auparavant, de fièvre et de vomissements. Son pèré est bien portant ; sa mère, fille d’alcoolique, a eu des convulsions dans sa petite enfance ; elle

a eu deux enfants bien constitués. Le petit malade est né à terme ;

il a été nourri au sein par sa mère durant quinze mois et n’a eu

d'autres maladies qu'une rougeole bénigne. Il était en pleine santé quand le 15 juin 1912, ilse plaignit de malaise et vomit à plusieurs reprises ; il était constipé et accusait des douleurs au front, à la nuque, à la région cervicale. Le 49 juin, le lendemain de son entrée à l'Hôpital, on trouve le malade couché en chien de fusil ; il paraît très abattu, la température est élevée et oscille entre 39 et 39 5: le pouls, assez fréquent, présente des inégalités, la respiration, elle aussi, est inégale. Le petit malade paraît agité, il a du sub délire. La raideur de la nuque est manifeste ; les signes de Kernig et de

Brudzuiski sont très nets de même que la raie méningitique, Le

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