SERRE
polynucléaires.
“be 17 septembre on trouve une paraplégie complète flasque, Yén-%
fant éprouve de grandes difficultés à s'asseoir, Le 2 septembre, l'état s'est aggravé et on note une parésie des membres Sapotidurs. Dans l'après-midi, la paralysie progresse. L'intelligence est conservée : l'enfant comprend, maïs il'articule mal ses réponses ; et
meurt dans la nuit, par arrêt de la respiration.
Evolution et pronostic.
Ces formes cliniques à évolution malheureuse sont tout à fait exceptionnelles. Généralement après quelques jours
de maladie dix ou quinze jours en moyenne, le petit
Nous étudierons tout d'abord les causes prédisposantes des méningites bénignes de décrire, et nous examinerons
ensuite quelle peut en être la cause efficiente. . Causes prédisposantes
Age. — Si nous étudions à ce point de vue les différentes observations publiées, nous constatons que la maladie frappe habituellement les enfants de quelques mois à 10 ans, rarement les adolescents, exceptionnellement les adultes. |
Sexe.— La maladie ne semble pas accuser, de prédilection très marquée pour l’un ou l’autre sexe et lorsqu'une épidé-
mie se déclare, garçons et filles lui payent un égal tribut.
Hérédité. — Là comme toujours et comme partout la
grande loi de pathologie générale retrouve son application»
et les dégénèrés, les descendants d’alcooliques, de syphilitiques, présentent comme le pense M. DEJERINE une
vulnérabilité plus grande à l'infection.
Date d'apparition. — Les différents auteurs sont una
raïtre que cette m die est ur
5 saison à chaude. C'est durant rété pendant
juillet, août, septembre qui apparaissent habitu Ilen
les épidémies. Cette notion est très importante à n
se époque. baton de la Malaie étant de nature |
orienter “le diagnostic. 4 tue Fe et
Causes occasionnelles. — on a voulu Fi > jouer un rôle aux maladies épidémiques banales : rougeole- -scarlatine,
diphtérie, dans l'apparition de. ces méningites… L'observe. tion démontre que le nombre de sujets atteints ne parle
pas en faveur des convalescents de maladies épidémiques. Cause effciente. : — 1 bee toute réaction meningée 3 1 est complexe nombreuses sent les causes susceptibles de …
Jui donner naissance, nous aurons du reste occasion de les
+ ER passer en revue lorsque nous traiterons du diagnostic diffé rentiel. En présence de la forme méningée que nous avons décrite : en présence de cette infection caractérisée par un … début brusque durant l'été par une température élevée et un pouls rapide, de la raideur de la nuque, un signe de ae Kernig et de Brudzinski, une hyperesthésie généralisée, en présence d’une formule cytologique à prédominance lymphocytaire, en présence, de la parésie consécutive plus ou moins étendue et d'une heureuse évolution, on ne peut s'empêcher de songer à une identité de naturea avec une autre maladie en bien des points, analogue à celle que nous
étudions ; à la maladie de Heine-Médin.
Qu'est-ce doncquela maladie de Heine-Médin ? Comment
se présente-t-elle en clinique ?
Nous la trouvons fort bien décrite et minutieusement
". e pa: . 8
terme qui ‘sert à à geo un groupe
crées le même agent infectieux. »
de l'agent à He none par SCHRERBER « ou
virus. » Passons-les rapidement en revue et résumons
1 brièvement leurs caractères.
La forme spinale est la plus fréquente ; elle se caractérise
pr par des signes généraux constitués par une température
| oscillant entre 38 et 39; un pouls rapide, des troubles
| gastro-intestinaux avec état saburral ; ec cut habi-
tuellement peu intences et de courte durée; souvent on
observe une diarrhée fétide avec selles verdâtres et liquides, | ji
ee
Le ] a à
parfois c'est la constipation qui prédomine, mais elle n'est | pas très tenace. Des troubles nerveux apparaissent : la céphalée est constante mais atténuée: la raideur de ei
nuque et la rachialgie attirent l'attention. L’hyperesthésie be
manifeste est un signe important observé dans les difté-
rentes formes de la maladie de Heine-Medin. Parfois on
observe des erythèmes scalatiniformes ou morbiliformes,
MüLzer attire l'attention sur l'hypersécrétion sudorale.
En présence de ces signes généraux le diagnostic reste
souvent hésitant, mais bientôt survient un symptôme
nouveau qui impose alors le diagnostic : les paralysies.
C'est du deuxième ou cinquième jour qu'elles surviennent
habituellement, frappant en quelques heures les muscles
telles que ee or paralytique, déformation du genou et
dela hanche, aplatissement de l'é épaule, cyphose ou scoliose. 2
f 1 0FeRe est brièvement résumée la symptomatologie de la E
forme prédominante de la maladie de Heine-Medin…
A côté de cette forme dite spinale, on décrit une forme
ascendante assez commune parceque les lésions de: #0 maladie de Heine-Medin ont toujours tendance à atteindre 2 les centres supérieurs. Dans cette forme les parälysies ‘4 débutent par les membres inférieurs puis gagnent lés È membres supérieurs et les muscles du cou. Parfois le bulbe
< à est atteint, le centre respiratoire vient à être lésé, la mort s’en suit par asphyxie due à une paralysie diaphragmatique. Il s’agit en somme d’un syndrôme de Landryrelevant d'une marche ascendante des lésions médullaires dus au médullo-virus. Cette assertion, des arguments experimen-. taux cliniques et épidemiologiques dans lequels nous. n'avons pas à entrer le démontrent surabondament.
Une forme descendante a été décrite par LANDrY.
On observe encore une forme caractérisée par la prédominance sur les autres symptômes de l'hyperesthésie que l'on note au début de toute maladie de Heine-Medin. La douleur est tellement violente qu'elle tient le premier plan parmi les autres symptômes, et elle ne cède que lorsque surviennent les paralysies.
Nous arrivons à une forme clinique de la maladie de
A pal
; épileptiformes. Da arguments expérimentaux, tes
; no anatomo, pathologiques, mettent hors de LS
doute l'existence de cette variété rare.
Mais là ne se borne pas l'étude des variétés cliniques de
maladie de Heine-Medin. Il nous faut signaler les formes D Hies particulièrement intéressantes car elles nous démontrent que toute maladie de Heine- Medin n'est pas synonyme d'état infectueux suivi de paralysies.
“WickMaANx a souvent observé dans l'entourage de sujets
atteints de maladie de Heine-Medin typique une affection
quisans avoir fait ses preuves semble s'y rattacher. Il
s'agit de sujets ayant vécu au contact de malades atteints de poliomyélite, ces sujets sont pris brusquement d'un état général rappelant le début d’une maladie infectieuse : température élevée, pouls rapide, vomissements, douleur, rachialgie. Cet état dure quelques jours, parfois lorsqu'ils se lèvent les sujets sont affaiblis, leurs jambes leur semblent peu solides ; les. réflexes sont diminués parfois abolis, et les malades reviennent rapidement à la santé. Il semble bien dans ces cas, vu le milieu dans lequel l'affection s'est développée, qu'il s'agisse d’une atteinte légère du médullovirus.
Il est enfin une dernière variété que nous tenons à signaler,
car elle nous servira à établir l'étiologie des méningites
aiguës bénignes dont nous avons entrepris l'étude ; je veux
ds MRC
| parlér. des form RE e ia) | je: degré de lésion des | marqué et les pas niques » que dé mine S
Gr
+. sont des plus variables : Le NA
4 Les symptômes méningés sont au second plan ar
4 observe. une. céphalée légère, quelques vomissements, u un “à léger Kernig, une certaine raideur de la nuque, la ponction
lombaire révèle une lymphocytose atténuée, : mais dès le cs
début, l’ attention est attirée par les paralysies ; ; ü Res
2 Les symptômes méningés occupent le premier. plan, les paralysies sont précédées d'un stade méningé qui rappelle une méningite tuberculeuse ou cérébrospinale ;
3° Les symptômes méningés occupent à et toute se la scène. Un sujet bien portant est pris brusquement de fièvre, de malaises, de vomissements, une céphalée intense apparaît, suivie de douleurs très violentes au niveau de la région cervicale et des lombes. L'hyperesthérie cutanée est manifeste. Les contractures apparaissent : la raideur de la nuque, le Kernig, le Brudzinski, sont observés généralement. Les reflexes sont diminués ou abolis, les troubles vaso-moteurs fréquents, la ponction lombaire révèle une lymphocytose manifeste. Puis les signes d'irritation méningée s’amendent rapidement et parfois la guérison survient assez vite. Tantôt on observe une certaine paresie des meibres inférieurs, une abolition des reflexes, tantôt c'est une véritable paralysie que l’on note.
À la lecture du tableau clinique que nous avons tracé ; à
la lecture des différentes observations que nous rapportons,
“dant que ces méningites bénignes apparaissent, comme la
Lt | S - que S ‘observe également dans l’un et l’autre cas. La conta-
gion paraît nettement établie pour l'une et l'autre affection.
L'apparition d'une méningite bénigne survenant chez un
poliomyélite. Inversement, l'apparition d'une paralysie
infantile typique survenant chez un sujet étant resté en contact avec un malade présentant une méningite bénigne, sont autant d'arguments de nature à rattacher à une même cause les deux affections. Certaines observations sont très suggestives à cet égard.
ZAPPERT voit, chez une fillette de 5 ans, des phénomènes inquiétants (douleurs violentes, fièvre, raideur de la nuque, troubles viscéraux) ; trois jours après, il constate une paraplégie des membres inférieurs. Quelques jours plus tard, la sœur de cette fillette, âgée de 6 ans, présente à son tour des signes de méningite; on s'attend à voir survenir une paralysie des membres inférieurs, mais il n’en est rien et l'enfant guérit rapidement.
Mépix a observé des cas analogues. On en a rencontré
à aux ‘symptômes loue véritable cute cepen-
maladie de Heine- Médin, pendant l été. Le même début brus- à
sujet restant en contact avec un malade atteint de