‹ Contribution à l'étude des mesures de conductivité dans l'électrophorèse des protéinesChapitre 19 sur 47 · DEUXIÈME IDÉE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME IDÉE

Le premier procédé abandonné, nous avons fait appel au suivant :

On compare les conductivités de deux couches liquides voisines, distantes de Ax ; l’expérience fournissant le rapport de ces deux conductivités, soit y, on a:

24. l 4 = X@) + 5SMT Xe = 4) 71 1 07 RE el 4 2 A X 27 Ax étant en première approximation une constante,

AAC PAR on atteint le gradient de conductivité relatif se ;

Lee ; AA . Ve mais, comme, vis-à-vis de , x subit des variations de faible amplitude et peut être considérée comme

une constante, on atteint donc e La discussion

détaillée de cette question sera d’ailleurs abordée au dernier chapitre.

DisPOSITIF EXPÉRIMENTAL

Circuit de mesure. — Trois électrodes E, e, et e, sont disposées en triangle isocèle à base étroite (cf. fig. III, p. 15); le courant, entrant par E, se partage

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entre e, et e, reliées aux extrémités du potentiomètre P, et sort par le curseur, que l’on ajuste pour assurer constamment l’annulation de Vese,, ce qui est cons-

taté par l’amplificateur de zéro, connecté par l’intermédiaire d’un transformateur. On notera que le curseur et la borne correspondante du générateur sont mis à la masse. Des capacités de compensation permettent de parfaire l’équilibrage du pont. Ainsi, on peut lire sur le potentiomètre le coefficient de partage du courant entre e, et e,, et donc le rapport y à un facteur constant près, d’ailleurs très voisin de l’unité.

Amplificateur. — N'ayant plus alors la disposition du bloc générateur-amplificateur, nous avons. utilisé le générateur Bazin qui nous avait servi auparavant.

Un amplificateur fut établi par nos soins, selon le schéma p. 18. Nous noterons ses caractéristiques essentielles :

Alimentations extérieures par courant alternatif sous 6 volts et haute tension stabilisée, ce qui élimine les ronflements parasites induits par les transformateurs sur les tubes par effet microphonique.

Deux étages d'amplification de tension par penthodes.

La tension amplifiée est, d’une part, détectée par diode et appliquée après filtrage des composantes alternatives résiduelles à la grille d’un œil cathodique à deux sensibilités. Nous avons choisi un tube dont les secteurs d’ombre puissent se croiser, ce qui suppose une sélection parmi les tubes tout venant. La cathode est portée à un potentiel positif ajustable par potentiomètre, ce qui permet de placer le point de fonctionnement à la limite du croisement du secteur d'ombre choisi ; dans ces conditions, alors que ce secteur apparaît sous forme d’une mince ligne sombre, le moindre accroissement de la tension d’entrée provoque son évanouissement, ce qui assure la sensibilité maxima.

D'autre part, la tension amplifiée est appliquée à un triode chargé par un transformateur, dont le se-

20 JEAN VERGNOLLE =

condaire peut être branché sur un casque, méthode de recherche du zéro que nous avons adoptée lors de nos mesures les plus fines, et qui permet de déceler une tension de l’ordre du micro-volt. La sensibilité est supérieure à celle de l'œil cathodique, car, au lieu du coude de détection qui affaiblit les signaux faibles, la perception logarithmique des sons par l'oreille favorise précisément ces signaux faibles ; de plus, on peut distinguer auditivement le son principal des harmoniques, des parasites et des ronflements.

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