LIAISON DU CIRCUIT DE MESURE A L’AMPLIFICATEUR
Le transformateur de liaison pose un certain nombre de problèmes. Il est conditionné par l’impédance inter-électrodes Z..., et par celle du potentiomètre P ; cette dernière doit avoir une valeur suffisante pour ne pas shunter exagérément Ze, et assez faible pour que l’on puisse négliger vis-à-vis d’elle les diverses impédances parasites placées en parallèle.
Fig. 21.
On peut encore utiliser comme détecteur de zéro un müillivoltmètre (en l'occurence, un contrôleur universel à grande sensibilité) ; un deuxième triode à détection par cristal sur charge cathodique fournit sous assez basse impédance une tension continue négative proportionnelle à la tension d’entrée, au coude de détection près. Nous avons utilisé plus tard ce dispositif pour tracer des diagrammes par lecture directe ; à cet effet, les circuits d’entrée de l’amplificateur comprennent des potentiomètres de réglage permettant de maintenir constant le produit du facteur d'amplification par le niveau de sortie du générateur ; mais ce niveau ayant, de fait, une instabilité inférieure à 1 %, une série de mesures était possible après un seul larage préalable.
Cet appareil se révèle comme excellent, totalement exempt de ronflement propre, à faible niveau de bruit de fond, et protégé des accrochages par des découplages étudiés et un câblage approprié.
Après avoir utilisé un potentiomètre Leeds et
Northrüp de 122 ohms muni de ses bobines latérales — soit 1 220 ohms — nous avons repris notre potentiomètre Leeds de 6 ohms muni de ses bobines — soit 60 ohms. Une telle impédance exige un transformateur élévateur à l'entrée de l’amplificateur ; nous n’avons longtemps disposé que de transformateurs basse-fréquence d’ancien modèle, et de rapport voisin de l’unité, mais nos dernières mesures ont été effectuées avec un transformateur MCB CL4 d’impédance primaire ajustable entre 50 et 200 ohms, et d’impédance secondaire 60 000 ohms, qui s’est avéré excellent. De plus cet appareil présente l’avantage d’un écran électrostatique entre primaire et secondaire, tous deux réalisés en bobinages symétriques ; son rayonnement magnétique est pratiquement nul, ce qui le rend insensible à tous champs perturbateurs, notamment ceux des divers transformateurs d’alimentation et des moteurs de l'appareil d’Electro-
iii té
dE du: à as Li
phorèse ; un modèle ordinaire exigeait de se trouver à au moins 1 m. 50 de l’appareillage, et dans une orientation d’ailleurs critique. Un transformateur de
modulation de haut-parleur, primitivement utilisé
comme élévateur d’impédance, était entaché d’un effet microphonique intense qui interdisait pratique-
ment tout mouvement à l'opérateur.
Nous avons ainsi notablement augmenté le rap-
port signal bruit de fond ; en comprenant sous cette
dernière dénomination tous les parasites et ronflements.
: Cependant une dernière cause de ronflement, et non des moindres, subsiste, constituée par le potentiomètre de mesure lui-même ; en effet, ses dix spires de large section captent les champs parasites ; alors que, dans un montage conductimétrique ordinaire, les tensions induites dans les deux moitiés de part et d’autre du curseur se neutralisent à l’entréé de l’amplificateur, elles s'ajoutent ici, et sont ainsi impossibles à éliminer.
Il apparaît ainsi souhaitable d'augmenter encore le confort des mesures en éliminant plus à fond ces parasites par des filtres. On trouvera au chapitre suivant la description de filtres à réaction dont les essais nous ont paru encourageants.