JEAN VERGNOLLE
La figure II, ce réseau pour des électrodes éloignées de toute paroi.
Les figures III et IV montrent le rôle que peuvent jouer une électrode supplémentaire non connectée, et un écran isolant (dispositif particulièrement efficace) pour concentrer les lignes de courant.
La figure V est relative à un système de trois électrodes en montage différentiel.
Une fois obtenu un réseau d’équipotentielles équidistantes, on peut tracer le réseau orthogonal des lignes de courant délimitant des fuseaux de même flux, par des méthodes classiques.
Premières tentatives pour définir un système d’électrodes. — Chaque configuration d’électrodes, caractérisée par leur forme et leur disposition, permet de déterminer la conductivité à un niveau fixé de façon plus ou moins approchée. En particulier, le fait qu'une fraction importante du courant passe en dehors de l’espace inter-électrodes diminue le pouvoir de résolution de ces électrodes ; LAGERCRANYZ estimait que, dans sa cellule d’électrophorèse, 50 % du courant seulement se localisait dans cet espace ; donnant provisoirement à ce rapport le nom de «convergence » des électrodes €. nous définissions, / étant leur lar-
19 La matière utilisée est du papier photographique imprégné. On mesure la conductance entre les électrodes, soit C, puis cette conductance, une fois dé-
coupé tout le papier extérieur à l’espace inter-élec-
trodes, soit C,. La convergence est prise égaleà C,/C ; (CtsmS D:
20 La seconde méthode présente l’avantage de découper sans perturber (théoriquement du moins) le réseau des lignes de courant : on préfère déterminer C en découpant cette fois selon les deux lignes de courant tangentes aux droites limitant l’espace interélectrodes (cf. fig. IT).
30 Enfin, le procédé qui nous a paru le meilleur du point de vue théorique, sinon de celui de la commodité des mesures, consiste à tracer sur le papier un réseau serré d’orthogonales (lignes de courant et équipotentielles) délimitant des rectangles élémentaires semblables ; on compte le nombre de rectangles compris dans l’espace interélectrodes et le nombre total : le rapport des deux est pris pour convergence.
Ce dernier procédé présentait, vis-à-vis du précédent, l’avantage de ne pas négliger la contribution à la conductance C de l’espace compris entre les deux droites limites et les deuxli gnes de courant limites.
Fig. 40.
Malgré tout, il est apparu que ces méthodes de caractérisation d’un système d’électrodes, outre qu’elles étaient impuissantes à faire prévoir le comportement du système considéré en présence de gra-
dients de conductivité, ne se prêtaient pas à desme-
sures très précises sur les maquettes planes. On pourra en juger sur les quelques résultats expérimentaux donnés :
à à l Électrodes collées aux parois : { — 13 mm. geur, et e leur écartement, leur largeur relative À — rl Le ; x à e À e £ et deux grandeurs qui pouvaient prendre respecti- Er Ée vement le nom de « pouvoir de résolution absolu » 26 0,50 0,27 48 1.85 et de « pouvoir de ré ion relatif » : de CRE ee “e 1280 P e résolution relatif » 48 0,27 0,20 65 1,40 1 ne 65 0,20 0,12 108 1105.
PATES et PPEIO
Trois méthodes ont été successivement essayées pour évaluer € sur nos modèles plans :
On peut se rendre compte, par ces quelques chiffres, que le pouvoir de résolution absolu est amélioré en rapprochant les électrodes ; par contre, le pouvoir de résolution relatif varie très peu.
de
Mais, remarquant la signification analytique du quadrillage précédent — la surface ds d’un petit élément limité par deux équipotentielles à distance constante du et deux lignes de courant limitant un flux de largeur di est proportionnelle à (du.di /E?), E étant le champ électrique dans l’élément — nous avons été conduit à étudier une méthode expérimentale de détermination du champ E en chaque point, détermination sur laquelle est basé le système géné-
. ral d’analyse approchée que nous proposons.