RÉSUMÉ ET CONCLUSION
Les mesures de mobilités ioniques par la méthode à. des ménisques introduite par Mac INNESs, et adaptée 4 < aux mélanges protéiques par TisELIUSs, se compli- 4 quent du fait de la non-uniformité de la conducti- à vité tout au long de la colonne liquide, conductivité 4 dont l'évaluation exacte est indispensable pour con- “4 naître le champ électrique réel sous l’action duquel 3 migrent les ions, et calculer ainsi leurs mobilités. Si , e. des dispositifs particuliers permettent de déterminer :
les lois de variation du champ ou de la conductivité, : et de passer ainsi outre à cette difficulté, on peut, d'un autre côté, songer à utiliser ces variations mêmes rh pour le repérage des surfaces de séparation, qui se fait d'ordinaire par des procédés optiques. C’est dans < cette voie que nous nous sommes engagé.
Après avoir essayé des mesures potentiométriques avec électrodes-sondes, nous avons adopté un prin- : cipe général consistant à effectuer les mesures en courant alternatif, une fois la séparation électrophorétique achevée, en faisant défiler la colonne liquide F devant un système d’électrodes approprié ; on | obtient ainsi, en portant en ordonnées la différence de potentiel entre deux sondes, et en abscisses la position de la colonne liquide, des courbes dont la pente est fonction linéaire de la conductivité en. chaque point : mais, la méthode des sondes potentiométriques nous a paru, malgré les améliorations apportées, insuffisante pour résoudre les mélanges complexes de protéines.
__ Procédant alors à une étude critique du dispositif de LaGErRCRANTZz, le plus précis jusqu'alors, qui __ fournit directement la conductivité en chaque point de la colonne liquide avec une bonne précision, nous
= centrant les lignes de courant à l’intérieur de l’espace % - inter-électrodes par un anneau de garde, pu aug-
on peut faire correspondre à chaque ménisque visible sur le diagramme optique un point d’inflexion sur le diagramme conductimétrique.
Malgré les progrès réalisés, si ces diagrammes sont largement suffisants pour déterminer les conducti- vités en vue de l’obtention de mobilités correctes, la recherche des points d’inflexion est délicate, et rend © le repérage des ménisques par ce seul moyen très aléa-
4 toire. Aussi, avons-nous mis au point un système de . trois électrodes fournissant directement la dérivée ! dela conductivité, tout comme les dispositifs optiques
‘donnent la dérivée de l'indice. Là encore, l'emploi
d’un anneau de garde nous a donné un très net accroissement du pouvoir de résolution ; mais des résultats intéressants ont été obtenus plus simplement en concentrant les lignes de courant par des écrans isolants.
Considérant le chemin parcouru, nous constatons essentiellement que chaque procédé nouveau a fourni la courbe dérivée de la courbe obtenue avec le précédent ; indépendamment du perfectionnement des techniques, cette évolution même était à elle seu'2 un facteur de précision croissante, Car une erreur donnée revêtait d'autant moins d'importance que l’ordre de dérivation était plus élevé : alors que d’imperceptibles accidents sur une courbe où les ménisques se manifestent par des changements de pente
rendent leur repérage incertain, aucune incertitude n’est possible sur les diagrammes où ils apparaissent