MUR UT
. quer l’ankylose des articulations du segment traité. Un ciseau burin étroit, appliqué horizontalement au niveau de l'intecligne articulaire et enfoncé à 3 ou 4 millimètres, rencontre les surfaces articulaires ‘en les sec- tionnant obliquement. Il n’y a aucun danger d’atteindre la cavité rachidienne, si le burin est appliqué immédiatement au-dessus et en dedans de la base des apophyses transverses. La même manœuvre est répétée sur toutes les articulations comprises dans le champ dénudë. | | IV. /mbrication des apophyses épineuses, — Pour. constituer: dans l’axe du cal une: tige osseuse solide et continue, les épines sont sectionnées au voisinage de leur base sur les deux tiers de leur hauteur, le tiers inférieur étant fra:turé par pression au momert du rabattement. Il est commode d'opérer de haut en bas Pour la première section, l'opérateur est gêné par. l’épine sus-jacente ; aussi le premier coup de cisaille est-il toujours donné assez loin de la base de l'épine. Pour les autres sections, la manœuvre est rendue plus facile par la possibilité de déplacer latéralement les apo-
physes sectionnées.
On rabat alors en fracturant leur dernier tiers, chacune des épines dans l'échancrure présentée par l’apophyse sous-jacente. Jamais l'imbrication ne se fait d'une façon parfaite, et, surtout à la région dorsale, il arrive que les apophyses épineuses chevauchent un peu laléralement les unes sur les autres. Il est à noter que la manœuvre est plus facile lorsque la gibbosité du mal de Pott est assez marquée. La divergence qu'en-
traîne pour les épines l’angulation du rachis permet alors une imbrication plus exacte.
N. Enfouissement des apophyses sous les lambeaux périostés. — Les tissus détachés par la rugine, libérés des compresses qui les recouvrent et des écarteurs qui les maintiennent, apparaissent comme des surfaces faiblement cruentégs, parcourues par les bandes obliques du périoste. On doit les rapprocher en deux plans : le
premier correspondant aux lambeaux périostiques et © aux muscles de la couche profonde ; le second constitué par les aponévroses d'insertion des muscles larges du dos et des lombes. Le premier plan de sutures est fait à points rapprochés. Il importe, eneflet, qu'aucun
fragment osseux ne puisse venir au contact des sutures