IV. Rugination des apophyses épineuses et des lames
| vertébrales. — Ce temps opératoire est le même que dans l'opération de Hibbs pur, avec cette différence qu'il n'est pas absolument indispensable de mettre à jour la racine des” apophyses transverses, un dévollement moins large du périoste et des muscles étant suffisant. Jamais il n'a été observé d'hémorragie importante. Une seule fois, chez une malade ‘ayant un rétrécissement mitral (obs. XXXIV), le suintement san-” guin fut plus abondant et un peu gênant; mais, à aucun moment. ilne parut devoir donner une gravité quelconque à l'intervention .
La rugination des lames porte en général sur cinq -vertèbres, deux. au-dessus et deux au-dessous de la lésion. ‘
V. Section et fracture des apophyses épineuses. — + Même chose que dans l’opération de Hibbs, en ce qui concerne la section et la fracture des apophyses épineuses. Mais au lieu de les rabattre sur la ligne mé-
diane, on les place dans la gouttière vértébrale gauche. On leur donne ainsi une surface de contact plus étendue
et leur chance de fusion paraît plus grande que lorsque l’apophyse entre simplement en contact avec la partie séctionnée de l’apophyse sous-jacente. Nous verrons cependant plus loin que malgré ce contact limité, le cal se produit bien et semble offrir une solidité suffisante.
VI. Mise en place du greffon ostéo-périostique. — Le greffon est placé dans la gouttière droite, la partie osseuse en contact direct avec les lames, la partie périostée devant entrer en contact avec le périoste tenant à la couche musculaire. Il est indifférent de placer le greffon dans l’une ou l’autre des gouttières ; nous venons de parler de la gouttière droite, c’est là une pure question d'habitude.
VIL. Suture des muscles et aponévroses. — Comme dans l'opération de Hibbs.
VIIL. Suture de la peau. — Cette suture peut se faire aux crins ou par un surjet au catgut. L'important est d'obtenir un bon affrontement.