SEE VUE
Albee (11-17-18), après avoir essayé un procédé de même ordre en fendant les apophyses épineuses et en rabattant une moitié de l'apophyse épineuse sus-jacente sur l’autre moitié de’ l’'apophyse épineuse sous jacente,
. chercha-à réaliser l'ankylose à l’aide d'un greffon tibial
placé dans les apophvses épineuses préalablement fendues. Cette méthode se vulgarisa rapidement et dès 1913, Albee (28) publiait 55 observations de malades opérés suivant sa technique avec succès. Cette opéralion, pra-
tiquée en France surtout par l'école de Lyon, a d'ail
leurs subi, au cours de ces dernières années, de nombreuses modifications.
D'abord, plusieurs ‘opérateurs ont modifié le lit du . greffon et la plupart [ Bérard (149), Pate] (185), Dujarrier (133-172), Lapointe (178), Imbert (202)] placent actuellement leur transplant le long des gouttières vertébrales, Albee emploierait lui aussi ce procédé à l’heure
actuelle. D'autres ont été chercher leur greffon ailleurs
que sur le tibia : greffon costal : Radulesco (159), Laroyenne, Alberto Guttierez(218); Polya et Baumann(195), placent même ce greffon costal à la base des apophyses épineuses sectionnées et réimplantées sur lui. De Quervain, Hoæssky (95), Albanese (217) emploient l'épine de -l’omoplate, tandis qu'Ombredanne (40) a essayé le bord spinaldu mème os. Leclerc de Dijon (140),
- prélève sa greffe sur le péroné. Certains chirurgiens
préfèrent le greffon osseux [Aïbee, Taffer (124), Bérard (149)|; d'autres le greffon osléo- -périostique [Dujar-
‘rier (133-172), Delagenière(241),Pieri (187),Calvé (131)].
Quelques-uns, enfin, ulilisent un greffon double qu'ils
HA ÉRNREE PAR
rplaceal dans chaque gouttière AANAELT RES [Gray (176),
: Imbert (202)]. | | ; pe.
… Dernièrement, Phocas (247) décrivait une opération
| ankylosante assez compliquée qui consistait à inclure le greffon entre les apophysés épineuses préalablement
soulevées et les lames vertébrales ; réimplanter ensuite
les apophyses sur le greffon.
Les techniques sont doncnombreuses à l'heure actuelle Fra
et chaque opérateur apporte sa modification au mode
opératoire primitif, en retirant certains avantages. Il
serait trop long de faire un exposé détaillé de chaque 5 méthode ; ce n’est d'ailleurs pas là le but que nous pour- 518) suivons dans ce travail que nous sommes obligés de
limiter. ‘: RAT CNE | (Fi NUS Nous terminerons noire historique en signalant que } la méthode ankylosante a été élendue ces dernières È années à d autres affections de la colonne vertébrale. En 1920, Leclerc (140) publiait une observalion de scoliose trailée par deux fragments de péroné placés dans | ‘les gouttières vertébrales, et en 1995, Cochez (228) lrai- A lait avec bon résultat une fracture de la colonne verté= “4 brale par deux greffes tibiales placées le longdes lames.
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