INTRODUCTION
Contribution à l’étude des méthodes de dosage biologique de l’Hormone Thyréotrope (TSH)
En Endocrinologie, la précision des diagnostics dits
biologiques » constitue un idéal vers lequel tendent cliniciens et chercheurs. Si l'on veut s’aventurer dans la complexité biologique, 1l faut disposer de tests de valeur aussi absolue que possible. Cela est vrai: et pour la clinique et pour la recherche expérimentale. Or, si l’on se penche: vers les faits cliniques, il est aisé de constater la grande pauvreté de moyens dont nous disposons. Nous ne voulons point entreprendre ici la critique des techniques proposées pour l'évaluation du potentiel fonctionnel des diverses glandes endocrines. [| n'est que de noter au passage les toutes brûlantes discussions sur la valeur à accorder à un examen biologique entré dans la pratique courante : le métabolisme basal. L'exploration fonctionnelle de la pituitaire s'avère une des plus difficiles par le simple fait de la multiplicité des effecteurs que le { cerveau endocrinien » met en jeu, sans parler des autres incitations qui influent à leur tour sur la glande. Par ailleurs, aucune hormone pituitaire, sauf peut-être l'ACTH, n'a été obtenue à l’état pur. Cela n’est pas fait pour simplifier le problème. Enfin, il ne semble pas que, dans ces vingt dernières années, on se soit beaucoup attaché à tester la valeur fonctionnelle des diverses endocrines, alors que pour d’autres organes, le rein et le foie par exemple, d'innombrables travaux ont permis des progrès substantiels.
Ces quelques considérations nous ont incité à apporter une minime contribution à l'exploration fonctionnelle de
LENS res
la pituitaire. Nous nous sommes limité à l'étude des méthodes de dosage de l'hormone thyréotrope. Nous avons divisé notre travail de la manière suivante :
[. — Etude des techniques publiées de 1930 à 1950.
Il. — Examen des résultats cliniques obtenus par ces techniques.
IT. — Recherches personnelles. Nous donnerons seule-
ment les détails de la technique à laquelle nous avons fini par nous arrêter. Nous signalerons simplement les quelques constatations cliniques que nous avons pu faire, le temps nous ayant manqué pour tenter d'expliquer certains résultats. Ce sera là l'objet de travaux ultérieurs.