RECHERCHES PERSONNELLES
Nous avons cherché depuis deux ans à mettre au point une méthode pratique de dosage de l’hormone thyréotrope dans les humeurs, en nous basant sur le principe fondamental que nous avons précédemment défendu, à savoir que seuls sont utilisables les animaux pituitoprives. Nous exposerons d'abord la technique proprement dite et, dans un deuxième temps, les résultats obtenus.
Le choix de l’animal-test est le premier problème à résoudre. La banale Grenouille des marais (Rana Esculenta ), nous semble un matériel particulièrement adéquat pour un certain nombre de raisons. Son prix de revient est extrêmement faible, ses conditions de vie simplifiées, ses exigences alimentaires réduites, pour ne pas dire nulles. Par ailleurs, en raison de son faible poids (10 à 12 grammes en moyenne) et de ses petites dimensions, il est possible d'en grouper un très grand nombre dans des bassins peu importants, qui servent de réserve.
Les Grenouilles que nous utilisons sont des mâles ; mais l'expérience nous a montré que l'emploi de Grenouilles femelles ne modifie en rien la réponse thyroïdienne chez l'animal hypophysectomisé ; cependant, pour opérer dans les conditions les plus rigoureuses possible, nous avons tenu à éliminer les Grenouilles femelles. Tous les animaux sont arrivés au stade de la maturité sexuelle.
Pour être complet, il nous faut noter maintenant que certains inconvénients sont inhérents à la nature de l'animal choisi. Un certain nombre de Grenouilles ne supportent pas la vie dans les bassins de laboratoire, et cela pour des raisons qui nous échappent ; il faut compter une mortalité
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de 20 % environ, pourcentage qui ne nous semble pas augmenté par l' hypophysectomie. Enfin, 1l faut savoir que, de novembre à mars, on se procure difficilement ces animaux dont le taux de mortalité est alors considérable dans les conditions de vie du laboratoire. Ces considérations nous engagent à l'utilisation exclusive de Grenouilles plus volumineuses (au moins une trentaine de grammes) dont la vitalité est beaucoup plus grande ; même hypophysectomisées, 1l est banal de les conserver plus de trois mois au laboratoire. Leur obtention pose quelques problèmes pratiques que nous nous attachons à résoudre pour qu'il soit possible d’en disposer tout au long de l’année. Signalons pour terminer que le poids de l’animal ne modifie en rien les conditions. expérimentales sur lesquelles nous allons maintenant insister.