‹ Contribution à l'étude des Métrites SénilesChapitre 18 sur 28 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

(D: Pozzi ; communiquée par le D" Maurange)

Madame Francois M..., 63 ans. Pans d’antécédents pathologiques.

Réglée à 18 ans, elle l’a toujours été régulièrement. jusqu’à la ménopause qui eût lieu à 50 ans. Depuis cette époque, la malade n’a jamais perdu de sang. Elle à eu quelques pertes blanches dans sa jeunesse au moment:des règles. Mariée à 27 ans, elle n'a jamais fait de faussecouche. Deux grossesses : la première à 28 ans, la seconde à 31 ans. Ces grossesses sont arrivées à terme et les couches ont été absolument normales.

La malade se portait très bien, lorsqu'au mois de juillet dernier, elle a eu des mictions douloureuses avec envies fréquentes d’uriner. |

Elle prétend que son médecin lui a déclaré à ce moment qu'elle avait de l'albumine dans l'urine (?).

Quoiqu'il en soit, elle prit des capsules de térébenthine etles phénomènes qu’elle présentait diminuèrent considérablement, sans disparaitre tout à fait, cependant.

La malade entre à Pascal, le 5 février 1895.

Lors de l'entrée à l'hôpital, les pertes sont abondantes, d’un blanc très sale. Elles sentent très mauvais-et se produisent surtout pendant la journée. La malade n’a jamais souffert et ne souffre pas. Elle a continué à maigrir et est légèrement cachectique. Cependant elle mange bien,

les digestions sont bonnes, les selles régulières. Jamais de fièvre.

EExamen local. — Le toucher bi-manuel est un peu douloureux, surtout lorsqu'on appuie beaucoup sur l’abdomen. Les culs-de-sac sont libres et souples. L'utérus présente une atrophée sénile assez marquée. Cependant il mesure environ à l'hystéromètre 4 cent. 1/2. Par l’ouverture du col, s'écoule un liquide blanc, sale, épais et d’odeur fétide.

L'examen bactériologique de ce liquide et les cultures ne donnent rien (Marmorech).

Le 20 février, on commence à faire des injections intra utérines avec du permanganate de potassium à & p. 1000. On est obligé, pour pénétrer dans la cavité utérine,de dilater le col assez fortement avec le dilatateur. Pendant cette manœuvre, il s'écoule une quantité assez considérable de liquide épais, grisâtre et fétide. Il semble qu'un rétrécissement marqué sépare le col du corps Îde la cavité utérine. Les jours suivants, la dilatation est encore nécessaire pour introduire la sonde intra-utérine et il continue à s’écouler du liquide au moment de la dilatation.

Bientôt, cependant, on peut introduire la sonde intrautérine sans dilater préalablement. Les phénomènes s’amendent rapidement sous l'influence de ce traitement. Dés le quatrième jour, la malade cesse de perdre, et il s'écoule très peu de liquide au moment de l'introduction de la sonde intra-utérine. Le peu dé liquide qui s'écoule encore ne sent plus mauvais. Au comméncement de mars, il ne sort plus rien de la cavité utérine. Cependant, vers le 7 mars, on constate un peu d'écoulement moins fétide

PSE": RES

au moment de l'injection intra-utérine. Lé 10 mars, il n'y a plus aucune espèce d'écoulement. La malade est plus forte: elle a un peu engraissé. L'état général est excellent. Sort guérie le 13 mars 1895.

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