‹ Contribution à l'étude des Métrites SénilesChapitre 26 sur 28 · RENTE · texte numérisé non relu

RENTE

simple (dilatation, curettage(, qui donnera rrpidement de bons résultats si l’on a affaire à une métrite sénile et qui, dans le cas contraire, permettra, tout au moins, une exploration plus complète et, par suite, une intervention plus active s’il y a lieu.

Ici, comme dans la syphilis, le traitement sera la pierre de touche dans les cas douteux. (1)

(1) Il estévident que,.dans la pratique, on aura tout intérêt à instituer le traitement d’essai (dilatation, suivie de pansements ou de draînage de la cavité utérine) sans attendre le résultat de l'examen hystologique qui prendra toujours un certain, temps.

Pronostic

On peut donc dire, d’une façon générale, que le pronostic de la maladie n’est pas grave, en ce sens qu’un traitement rationnel en a vite raison dans la très grande majorité des cas. Il suffit de compulser les observations rapportées plus haut pour voir qu’une thérapeutique raisonnée a toujours amené une guérison complète ou une très notable amélioration. Toutefois les récidives sont possibles comme le prouvent l’observation V et le cas de Tolochinoff. Mais, livrée à elle-même, l’affection est sérieuse et peut entrainer la mort. Patru s’est donc trompé gravement en prétendant que « plus la malade avance en àge et plus la maladie tend d’elle-même à la guerison ». Au contraire, l’affection, non soignée ou mal soigné, amène souvent une issuefuneste par suite du mauvais état général dont elle est la source.

Enfin on doit, en envisageant le pronostic, tenir compte de l’opinion de Segond qui admet, avec Emmet « qu'une muqueuse enflammée est plus exposee à subir la dégénérescence cancéreuse qu'un muqueuse saine » et se demander avec Maurange « si le cancer:utérin, rare d’ailleurs chezles femmes âgées, après la ménopause, n’est, pas souvent fonction d’une métrite de l’époque. atrophique « ?

Traitement

Il est inutile d'exposer tous les traitemenzs qui ont été essayés dans les différents cas de métrites séniles observés jusqu'ici (Voir observations).

Nous indiquerons simplement celui qu'on peut considérer comme le meilleur puisqu'il a toujours donné d’excellents résultats dans les casrelativement nombreux déjà, où il a été employé.

Voici en quoi consisse ce traitement.

a). Dilatation de la cavité utérine, commencée avec la laminaire et achevée avec les bougies d'Hegars.

b). Curettage. On devra pratiquer ce curetage avec beaucoup de précaution à cause de la fragilité fréquente de la paroi utérine.

c). Badigeonnage de la cavité utérine à la glycérine creosotée au tiers (une seule fois)etpansement intra-utérin et vaginal à la gazc iodoformée. On continuera le pansement vaginal tous les jours jusqu’à la complète cessation de toute trace d'écoulement.

Lorsque pour une raison quelconque (malade cardiaque, atrophie considérable de la paroi utérine) le curettage ne pourra être pratiqué on se contentera, comme dans l'observation XIX, d'un simple drai-

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nage de la cavité utérine qui, accompagné de pansements vaginaux fréquemment répétés, donnera les meilleurs résultats.

Enfin s’il y a récidives ou si ces traitements ne dsnnent aucun résultat, dans un cas ou le diagnostic est douteux, on pratiquera l’hysterectomie.

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