INTRODUCTION
Au déclin de leur vie génitale, certaines femmes présentent des symptômes en apparence très alarmants, tels que : douleurs, pertes fétides, métrorrhagies, dont l'ensemble avait, jusqu'en ces derniers temps, presque toujours fait porter le diagnostic de cancer utérin.
Sans nier la fréquence des tumeurs malignes, nous devons reconnaitre aujourd'hui que, beaucoup de ces cas, dont la guérison fut obtenue, nerelevaient | très probablement pas de l'existence d’un néoplasme, mais bien de celle d’une autre maladie : la métrite sénile.
Ceci explique aussi que, chez quelques malades, l'hystérectomie ait été pratiquée, avec succès d'ailleurs, alors qu'un traitement beaucoup plus simple eut peut-être suffi pour amener la guérison (observations III et XIF).
Nous avons pensé que, dans ces conditions, il pourrait être utile d’esquisser l’histoire des métrites séniles en réunissant les documents de jour en jour
plus nombreux sur ces affections dont nous avons observé plusieurs cas au cours de nos études.
Nous éliminerons de ce travail, d’une part, les métrites symptomatiques d'une tumeur utérine quelconque qui, elles, sont justiciables de l’hystérectomie; d'autre part, les métrites dont le début est antérieur à la ménopause.
Nous allons brièvement retracer l’historique de la question, puis, après avoir groupé les observations recueillies par nous, nous essaierons d'en tirer une description complète de la maladie.
= en