‹ Contribution à l'étude des Métrites SénilesChapitre 6 sur 28 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Cestdans la littérature médicale d’Outre-Manche qu'il faut aller chercher les premiers faits relatifs aux métrites séniles.

En effet, en 1837 seulement, l’attention des cliniciens fut appelée, pour la première fois sur ces affections, par Ashwel, chirurgien anglais, qui rapporta, dans une Revue médicale de Londres, le cas d’une femme desoixanteans,non réglée, chez laquelle il avait observé des pertes abondantes de pus fétide provenant de l’utérus. A l’autopsie, il remarqua que cet utérus avait subi une dilatation considérable, et contenait une quantité de pus évalué par lui à plus de trois cents grammes.

Cette observation, bien curieuse, passa cependant presqu'inaperçue à l'époque et ce n’est qu'en 1859 que la question fut reprise par Becquerel dans son Traité clinique des maladies de l’utérus. Cet -auteur, ayant observé des faits analogues à celui d'Ashwell, tenta d’en donner une interprétation. Il désigne donc, sous le nom « d'hydrométrie par aceu-

mulation de mucosités dans l'utérus », une affection se développant exclusivement chez les femmes âgées et non réglées et caractérisée par la présence, dans l'utérus dilaté, d'une quantité variable de muco-pus. Recherchant ensuite les causes probables de cette affection, il invoque un obstacle permanant ou temporaire siégeant dans la cavité cervicale de l'utérus. Selon lui, la nature des obstacles qui peuvent s’opposer ainsi à l'écoulement des sécrétions utérines, serait des plus variables (atrophie sénile et rétraction consécutive des parois ; obstruction ou compression du col par une tumeur intra ou extra-ütérine ; déplacements de l'utérus). Dans les cas observés par Becquerel, le liquide, dont la quantité variait de 50 à 200 grammes, élait un mucus transparent et séreux ; les parois utérines étaient considérablement amincies et les glandes atrophiées et disparues.

Cliniquement, et toujours selon le même auteur, cette hydrométrie se caractériserait par des évacuations alternatives de mucus, se produisant à des intervalles plus où moins éloignés. Ce serait une affection peu douloureuse puisque, dans certains cas, elle n'aurait été révélée qu’à l'autopsie. Tel n’est pas cependant l'avis de Scanzoni qui, ayant, vers la même époque, observé quelques cas d'hydrométrie, prétend que les malades accusent souvent des douleurs abdominales, prenant parfois le caractère de véritables tranchées utérines. Quant au traitement, Becquerel

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