‹ Contribution à l'étude des Métrites SénilesChapitre 8 sur 28 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Matthews Duncan. Trans of obst, Soc. Lond., 4879, p. 54)

Femme stérile, âgée de 60 ans, mariée à 44 ans.

Pas d’antécédents.

Environ 3 ans avant sa mort, elle commença à souffrir de pertes abondantes,claires ou purulentes et parfois teintées de sang. Ces pertes venaient de l’intérieur de l’utérus et ne cessaient jamais. La malade éprouvait quotidiennement d’atroces souffrances qui avaient toutes les apparences de douleurs convulsives. L’affection fut regardée, du vivant de la malade, comme une ulcération intra-utérine probablement maligne.

L’autopsie fut faite 48 heures après la mort. En voici le résultat : A l'ouverture du ventre, pas de liquide dans le péritoine ; pas de signes de péritonite généralisée ; en un endroit seulement, le péritoine était adhérent à la paroi antérieure de l'utérus.

Au niveau de l'ombilic, on découvrit une tumeur de la grosseur d’une petite orange : c’était un fibrome sous-

péritonéal rattaché à la paroi supére-antérieure de l’utérus par un pédicule bien marqué.

L'utérus, de la grosseur d'un poing d'homme, était demi-fluctuant à la palpation. En le pressant entre les mains, on donnait lieu à l’écoulement, par le vagin, d’une matière fétide.

Cet utérus n’était adhérent à aucun organe, si cen'est au péritoine, à un endroit sus-mentionné, et aussi un peu à la vessie. Cette dernière d’ailleurs était saine, ainsi que le rectum ; aucune fistule ne les mettait en communication avec la cavité utérine. La matrice était distendue par une matière épaisse et fétide ; sa muqueuse interne était réduite à quelques fragments gangrenés. En beaucoup d’endroits, la paroi musculaire avait presque complètement disparu.

Des coupes de l'utérus, examinées au microscope, montrèrent des amas de petites cellules rondes, ne différant pas comme aspect de celles du pus et agrégées ensemble. En quelques endroits, on observait des fibres musculaires que les celluies rondes paraissaient infiltrer.

Dans le but d'eniever tout doute sur le caractère des cellules, on fit macérer quelques morceaux de l'utérus dans la glycérine. On vit alors nettement qu'on était bien en présence de cellules de pus et non de cellules épithéliales.

Eu Ah —

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