‹ Contribution à l'étude des Métrites SénilesChapitre 7 sur 28 · SIT · texte numérisé non relu

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conseille de lever simplement l'obstacle. Scanzoni, lui, va jusqu'à proposer de ponctionner la tumeur par le vagin et de modifier ensuite la surface interne de l'utérus par des injections astringentes.

En 1879, Matthews Duncan, publie une nouvelle observation, intéressante en ce qu’elle donna lieu à une erreur de diagnostic en faisant penser à une tumeur maligne dont l’autopsie et l'examen microscopique démontrèrent la non existence. Cette obsertion est rapportée plus loin.

En 1883, Tolochinoff rapporte plusieurs cas de rétention de pus dans l’utérus, observés par lui chez des femmes qui avaient dépassé la ménopause.

Ces métrites séridesseraient caractérisées, d’après cet auteur, par l’accumulation dans la cavité utérine d’une sécrétion purulente et par son évacuation périodique par l'orifice du col qui reste perméable à la sonde. On trouve l’utérus dilaté, aminei, et presque toujours déplacé. Les malades souffrent de douleurs constantes dont les exacerbations coïncident avec les évacuations purulentes. Tolochinoff donne aussi, comme cause de l’affection, un obstacle au cours des sécrétions normales, ct, selon lui : « La pénétration de l’air dans la cavité utérine, par l’orifice ouvert, déterminerait l’altération de la sécrétion et sa trans-

, formation en un liquide séro-purulent susceptible d'irriter la muqueuse et d’y déterminer des ulcérations dont les produits augmentent encore l’abon-

pe

dance et les qualités nocives des liquides secrétés. » C’est cette infection qui expliquerait l’état cachectique de la plupart des malades qui ont le teint jaunâtre des cancéreux. Il y a là une remarque clinique qui est à repprocher de celle qu’à faite Pozzy à propos des cancers utérins en disant : «La septicémie due à la résorption des matériaux putrides entre pour une grande part dans la production des accidents ulternes, elle peut à elle seule entrainer la mort. »

Dans un des cas rapportés par Tolochinoff, on introduisit un tube à drainage en métal jouant le rôle d’un pessaire intra-utérin et l’on pratiqua tous les jours le lavage complet de la cavité utérine avec une solution phéniquée à 10 0/0.

L'amélioration, se produisit très vite, mais la suppression du drain ramenait immédiatement les douleurs et les débàcles de pus. Cependant, au bout de deux ans de traitement, la guérison complète fut obtenue (réduction de la longueur de l'utérus et suppression totale de l’écoulement et des douleurs).

À citer aussi, les cas de Barnes (1886), d'Horrock (1887), de Galabin (1887) et d'Herrmann (1891) qui sont rapportés plus loin. Le premier et le troisième

de ces cas (Observ. I et ITT) donnèrent lieu à une erreur de diagnostic. Pour le troisième même, ainsi que pour une autre (Observ. XII), on pratiqua l’hystérectomie.

est Fritsch qui le premier, vers 1893, tenta de

au Le

donner une explication anatomique de la pathogénie des métrites séniles auxquelles il donne le nom d'endométrites atrophiantes où destructives. On lira plus loin l'exposé des ingénieuses conceptions de cet auteur. ,;

Puis viennent les travaux de Levrat, de Patau et de Maurange (1891-1895) dont les observations sont relatées dans cette thèse et grâce auxquels la lumière commence à se faire dans cette obscure question des métrites de la vieillesse.

Passons maintenant les faits en revue. Avant d'esquisser l’histoire pathologique des affections qui font l’objet de cette étude. -

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