‹ Contribution à l'étude des modifications du pouvoir antiscorbutique dans divers produits d'oxydation de la vitamine CChapitre 4 sur 48 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Ce travailest la suite des recherches effectuées depuis plusieurs années par MM. les Professeurs A. Morel, Arloing et Josserand sur les essais de Chimiothérapie anticancéreuse par action des sels comple-

xes des acides l-ascorbique (vitamine C), déhydrascor-

bique et dicéto-gulonique.

Ayant déjà constaté l’action antitumorale de divers extraits surrénaux, puis de protéines surrénaliennes précipitées par le perchlorure de fer, sur l’évolution des cancers greffés de la souris blanche, ces auteurs furent amenés à penser, après la découverte de l’acide ascorbique (vitamine C) dans les surrénales par Szent- Gyôrgyi, que l’activité de leurs extraits était liée à la formation de complexes fer-ascorbiques.

Ces produits préparés à partir de lacide 1 (+) ascorbique, extrait d’abord par eux des surrénales, puis industriel, administrés à l’animal puis à l’homme, montrèrent une action frénatrice sur les tumeurs (2

M rie

La constitution chimique de ces produits fut supposée, après plusieurs essais, être celle de l’acide ascorbique ou de son premier dérivé d’oxydation : Facide déhydrascorbique, sur la chaine desquels se seraient substitués le fer ou autres métaux ou des bases azotées

Ces essais n’étaient pas suffisants pour montrer qu'il n’y avait pas eu rupture de la molécule. C’est pourquoi, M. le Professeur A. Morel fit rechercher si ces complexes avaient conservé l’activité antiscorbutique des corps dont ils dérivent. Ces recherches furent effectuées sous la conduite d’un expérimentateur habitué à dépister les symptômes du scorbut, M. le Professeur G. Mouriquand, qui, dans son service de clinique infantile de l'Hôpital Edouard-Herriot, a organisé les moyens pour étudier tout ce qui concerne les vitamines.

Notre confrère, Mile S. Armand, ayant pris ce sujet pour sa thèse de Doctorat en Pharmacie [1], a trouvé une diminution légère du pouvoir antiscorbutique dans les premiers complexes qui lui avaient été confiés ; ce fait prouvant une conservation de la constitution stéréochimique nécessaire à la manifestation de ce pouvoir.

MM. Morel, Arloing et Josserand, ayant reconnu . que, dans leurs premiers produits, il devait rester dans les uns une certaine proportion d'acide ascorbique, dans les autres le premier produit d’oxydation de ce biénol (acide déhydrascorbique), pensèrent que, pour éviter la présence de ces deux substances suscep-

bles de passer dans l’organisme à l’état de sels de

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