‹ Contribution à l'étude des modifications du pouvoir antiscorbutique dans divers produits d'oxydation de la vitamine CChapitre 8 sur 48 · LE SCORBUT EXPERIMENTAL · texte numérisé non relu

LE SCORBUT EXPERIMENTAL

Théobald Smith, en 1835, avait observé que des cobayes, nourris à l’avoine et à l’eau, contractaient une étrange maladie caractérisée par d’abondantes hémorragies suivies de mort. Holst et Frôhlich [52], chargés par le bureau d'hygiène de Christiana d’une enquête sur l'alimentation des marins norvégiens, effectuèrent leurs expérimentations sur des cobayes nourris avec du blé ; ils obtinrent une affection semblable au scorbut des marins ; leurs animaux, présentant une dénutrition très marquée, mourraient vers le 25° jour. Leurs expériences furent reprises par de nombreux expérimentateurs [14, 18, 19, 39, 52, 62, 921]. Toutes les remarques des premiers ne furent pas confirmées. Ainsi Tozer [921 d’une part, MM. Mouriquand, Michel et Barré [76, 77] d'autre part, constatèrent l’amaigrissement très accentué du début de

carence.

De nos jours, nous pouvons différencier 2 cas : le

scorbut aigu et le scorbut chronique.

Page 1