MODIFICATIONS DE LA VISCOSITÉ DU SANG
La viscosité du sang, c’est-à-dire sa résistance à . 3 » CE 72 PP. & l’écoulement, a été étudiée ces temps derniers en Alle-
Sté
magne dans beaucoup de maladies. Le principe de la méthode consiste à faire écouler le sang dans un tube capillaire en comparant sa vitesse à celle d’un liquide connu, l’eau par exemple. On à construit pour cela un certain nombre d'appareils, dont les plus connus sont celui de Hirsch et Beck, et celui de Hess, dans la description desquels il serait trop long d'entrer ici.
Disons seulement que dans les néphrites, à l’aide de l'appareil de Hirsch et Beck, Rotky a trouvé la viscosité du sang moindre qu’à l’état normal ; dans un seul cas 1l a constaté une augmentation du coefficient de viscosité. Bachmann a récemment étudié, avec l'appareil de Hess, la viscosité du sang chez 400 sujets ; il mesure en même temps le taux d’hémoglobine, et pour lui c'est la détermination du rapport du taux de l'hémoglobine à la viscosité du sang qui a une valeur, comme méthode adjuvante du diagnostic clinique. Pour cet auteur, dans la néphrite chronique interstitielle, la viscosité est abaissée, ce qu'il met sur le compte de l’hydrémie ; s'il survient une hémorragie cérébrale au cours de la néphrite, la viscosité est augmentée, et le pronostic est d’autant plus grave que cette augmentation est plus marquée. Mais l’auteur pense que de nouvelles recherches sont nécessaires pour que cette méthode puisse être appliquée au dia-
gnostic clinique.
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