S 3, — RÉSISTANCE ÉLECTRIQUE DU SÉRUM
Outre la cryoscopie, il est un autre moyen de déterminer la concentration moléculaire du sérum, c’est de mesurer sa résistance électrique ; on le fait avec l’appareil connu en physique sous le nom de pont de Wheatstone. |
Les variations pathologiques de la résistance électrique du sérum sont encore peu connues. Bickel prétend que chez les animaux l’extirpation des deux reins abaisse le point de congélation du sérum, mais ne modifie ‘pas sensiblement sa conduction électrique, car celle-ci dépend non pas tant du nombre de molécules du sérum que de la quantité d’électrolytes qu'il renferme, et l'extirpation des reins chez l'animal, de même que l'urémie chez l'homme, élève la quantité des molécules organiques du sérum plus que celle des sels ou électrolytes. Pour Dongier et Lesage, le pouvoir conducteur électrique du sérum qui est normalement de 100 à 103 ohms, reste normal dans les néphrites
UE compensées, mais peut s'élever dans l'urémie à 108 ou 113 ohms. Pour Allaria, il peut s'élever à 117 ohms. Mais, en somme, il n’est pas très modifié par rapport au À, ce qui prouve que l’urémie est due davantage à la rétention de molécules azotées qu'à celle de substances salines électrolytes.