‹ Contribution à l'étude des modifications du sang dans les néphritesChapitre 25 sur 58 · TENEUR DU SÉRUM EN MATIÈRES MINÉRALES OU EN SELS INORGANIQUES · texte numérisé non relu

TENEUR DU SÉRUM EN MATIÈRES MINÉRALES OU EN SELS INORGANIQUES

Frerichs et Harley ont noté dans les néphrites et l’urémie l’augmentation des matières minérales du sérum. Feltz et Ritter ont vu dans le sang des urémiques une accumulation de sels de potassium et faisaient de la potassiémie la cause des phénomènes urémiques; ‘mais si d'Espine a noté également cette augmentation, d’autres ont vu leur proportion diminuée; d’ailleurs, on n’a pu reproduire l’urémie en injectant ces sels dans le sang. Lécorché et Talamon ont, dans quatre cas analysé le sang des brightiques ; à la période d'état, la quantité de chaux du sang est augmentée, la quantité de magnésie et de potasse diminuée, la quantité de soude normale; mais plus tard, au moment de l’urémie, la chaux et la potasse augmentent, la magnésie diminue, le soude reste en proportion normale.

Rois Récemment, par suile du rôle qu'on a fait jouer au chlorure de sodium en pathologie rénale, on a été amené à doser ce sel dans le sang. Dans la néphrite interstitielle, la proportion de chlorure de sodium du sang est peu modifiée etne subit pasde variations dans un sens déterminé; ilenest de même dans la néphrite parenchymateuse. Les chiffres trouvés s’écartent peu du chiffre normal (5 à 6 grammes pour 1.000). D'ailleurs expérimentalement, après ligature des pédicules rénaux ou des uretères, le chlorure de sodium du sang reste en proportion normale ou augmente très légèrement. Cela tient à ce que, ainsi que l'ont bien montré Achard etLœper, les chlorures retenus dans l’écono mie, par suite de l'insuffisance rénale, ne restent pas dans le sang; ils passent vite dans les tissus grâce au mécanisme régulateur de la composition du sang : d'ailleurs, après l’ingestion de chlorures, le taux du chlorure de sodium n'augmente que d'une façon passagère dans le sang et s’élève dans les sérosités. Ce sont ces chlorures qui, par leur passage dans les tissus, causentles œdèmes.

La rétention des chlorures, se faisant non dans le. sang mais dans les issus, n’intéresse pas l’hématologie et nous n'y insisterons pas.

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