INTRODUCTION
Nous avons eu l'occasion de voir, à différentes reprises, à la clinique des accidents du travail, des blessés qui venaient se présenter avec des pseudarthroses des os de l’avant-bras, consécutives à des fractures isolées ou combinées des deux os. L'impotence considérable qui en ré-: sultait obligeait à leur faire allouer des indemnités très élevées, la plupart de ces blessés, en effet, refusant d'une facon systématique toute intervention chirurgicale.
Notre attention a été attirée depuis plus de deux ans sur ces faits, et c'est ainsi que nous avons songé à prendre pour sujet de notre thèse ce chapitre important de la pronation et de la supination et de leurs conséquences dans les cas de fractures.
Malheureusement nous n'avons pas eu la possibilité de mettre en pratique les données théoriques que nous exposons au cours de ce travail; toutefois, bien que nous ne tracions qu'une ébauche d’un sujet qui nous avait particulièrement intéressé, nous pensons que les bases sur lesquelles nous nous sommes appuyé justifient à la fois les critiques que nous avons faites et les conclusions auxquelles nous sommes arrivé.
Nos recherches ont été guidées par M. Gallois, que nous remercions ici et qui à été pour nous un maitre et
DNS un ami. Depuis plusieurs années, son obligeance à notre égard ne s’est jamais démentie et nous pouvons l'apprécier chaque jour dans nos rapports constants, en même temps que nous mettons à profit ses connaissances approfondies dans la chirurgie des os.
M. Vallas nous a fourni, au cours de la rédaction de ce travail. des rénseignements précieux: nous sommes heureux de l'en remercier ici el de lui exprimer, en outre, toute notre reconnaissance pour avoir bien voulu venir présider à notre thèse.
Nos remerciements vont aussi à M. G. Gayet: 1l nous a communiqué une observation qui, à elle seule, est plus démonstrative que toutes espèces de considérations théoriques et montre ce que, dans les cas compliqués, une suture bien faite peut donner comme résultats. Grâce à cette observation, nous avons supprimé de notre thèse tout le chapitre des interventions sanglantes, estimant que, dans les cas complexes, un chirurgien habile peut arriver à rendre au malade toute la valeur fonctionnelle d'un bras.
Nous avons divisé notre travail en trois chapitres: dans le premier, nous nous bornons à exposer les différentes théories sur la pronation et la supination: le second envisage surtout la critique de ces théories et fait ressorbr celle qui nous à paru la plus séduisante: enfin, dans un troisième chapitre, nous nous sommes efforcé de mettre en lumière les déductions thérapeutiques que l'on peut
uirer des mouvements de pronation et de supination.