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A MES AMIS

Introduction

Dans un travail (1) ayant pour objet l'étude de trois cas d'ostéites mycosiques, notre Cher Maître, Monsieur le Professeur A. Sarrory et ses collaborateurs ont pu déclarer :

« On admet généralement que les mycoses osseuses constituent des affections d’une rareté exceptionnelle, surtout quand il s'agit de mycoses osseuses primitives. Au cours d’une année, il nous a été donné d'isoler de trois cas d’ostéites, qui avaient été ious les trois considérés comme tuberculeux, des champignons inférieurs. Au cours de notre exposé, nous nous proposons de démontrer que les espèces isolées peuvent être incriminées comme uniques agents d'infection, et nous nous permettons de rendre attentifs les chirurgiens et les spécialistes des maladies tuberculeuses sur la fréquence, plus grande qu’on ne l’admet, des mycoses. »

Depuis, ces auteurs ont été amenés à décrire d’autres cas de mycoses osseuses parmi lesquels nous nous contenterons de signaler une sporotrichose à Rhinocladium BEURMANNI, un cas d'ostéite dû à Rhinocladium Goucerori, enfin une blastomycose osseuse provoquée par un Schizosaccharomryces (2).

Quand nous avons sollicité un sujet de thèse, notre Cher Maître nous a proposé de continuer les études poursuivies par un certain nombre de chercheurs dans le Laboratoire de Bactériologie et de Cryptogamie de la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, travaux ayant pour objet des recherches sur les mycoses osseuses.

Notre travail constitue donc une Contribution à l'étude des mycoses osseuses : nous avons eu l’occasion, au cours de notre séjour au Laboratoire, de poursuivre des essais sur deux parasites, l’un appartenant au groupe de Actinomycétés, et l’autre au groupe des Saccharomrycétées.

Le premier malade nous a été présenté par Monsieur le Docteur Marcel Meyer, Chef du Service d’Orthopédie de la Clinique Chirurgicale B de la Faculté de Médecine de Strasbourg (Professeur Srozz, Directeur).

Le deuxième était en traitement à l’Hospice Stéphanie dans le Service de Mademoiselle le Docteur ZIMMER (Dr. ALLENBACH, Directeur).

Dans la première partie de notre travail, nous donnons un résumé des recherches antérieures aux nôtres et concernant les mycoses osseuses, de même que quelques considérations générales sur les genres botaniques auxquels nous ramenons les para-

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sites étudiés. Toutefois, nous devons signaler ici que nous n'avons pas cru devoir donner tous les détails que nous avons pu puiser dans les nombreux travaux antérieurs : nous nous contentons de renvoyer le lecteur aux mémoires de DucRoUx (6), d’ANTONIOLI (à), de Moxaz (5), de CnarLes (6), dans lesquels ceux qui s’intéressent à la question trouveront des exposés particulièrement intéressants en même temps qu’une abondante bibliographie.

La deuxième partie comprend l'exposé de nos recherches personnelles. Deux cas de mycoses osseuses, nous l'avons dit, ont retenu notre attention. Pour chacun d’eux, nous avons tenu à donner les observations cliniques des malades, la description des lésions, la façon dont nous avons opéré nos prélèvements. Enfin, nous en venons à l'étude particulière de chacun des microorganismes isolés : les recherches qui ont été faites à ce sujet comprennent des examens microscopiques, histologiques du matériel pathologique, des ensemencements sur divers milieux avec l'étude des champignons sur ces substrats, les caractères culturaux, biologiques et biochimiques.

Nous souvenant qu’il était nécessaire pour avoir le droit de considérer un organisme comme parasite de reproduire expérimentalement sur l’animal l’affection envisagée et de pratiquer ensuite des rétrocultures à partir des lésions, nous avons étudié l’action pathogène expérimentale pour chacun des deux cas.

Qu'il nous soit permis, maintenant de dire toute notre gratitude à Monsieur le Professeur À. SARTORY, qui a bien voulu nous inspirer ce sujet de thèse et nous guider dans notre travail ; à Monsieur le Docteur Marcez MExEr, à Mile le Docteur ZIMMER, à M. Jacques MEYER, Assistant de Bactériologie et de Parasitologie, pour les conseils éclairés qu’ils ont bien voulu nous prodiguer ; c'est à eux que nous devons d’avoir pu obtenir le matériel nécessaire à notre étude.

Nos respectueux remerciements à Monsieur le Professeur Y. Vormar et à Monsieur RExXÉ SArrory, chargé des fonctions d'Agrégé, qui ont accepté de faire partie de notre Jury de Thèse.

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