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2° Formes atypiques, ou myosarcomes proprement dits, présentant à leur périphérie la structure banale d’un myome, mais dont les cellules centrales se différencient et prennent peu à peu l'aspect de cellules sarcomateuses, ayant de grandes analogies avec celles qui se développent aux dépens du tissu conjonctif;
3° Enfin, formes ntorniédiatres aux précédentes, ou formes métatypiques. |
Cette définition serait incomplète si nous ne tentions pas de préciser maintenant les rapports qui existent entre les myosarcomes et le sarcome, pris dans son sens pur de tumeur maligne, née du tissu conjonctif. En d’autres termes, le myosarcome est-il ou n'est-il pas un sarcome? Nous touchons ici au délicat et très obscur problème de l’histogénèse de ces tumeurs. Nous ne nous attarderons pas à reproduire les différentes solutions qui en ont été proposées, car nous trouvons dans la littérature, les avis les plus contradictoires, et il est bien difficile de se former une opimion. Ici encore, nous nous rallierons à la théorie de Grynielt, et, en nous basant sur l'équivalence fonctionnelle que possèdent, en puissance, tous ces éléments » (mulculaires et conjonctifs), « procédant d'une même matrice originelle, le mésenchyme, dont les cellules représentent un seul et même élément, qui, suivant les circonstances, évolue dans tel ou tel sens, sans perdre totalement ses qualités primitives », nous ferons rentrer les tumeurs malignes dérivées du tissu musculaire lisse dans la classe des sarcomes.
Le myosarcome peut être primitif ou, au contraire, secondaire à un noyau fibromateux. Cette seconde éventualité est de beaucoup la plus fréquente, à tel point que l'existence du myosarcome primitif a été longtemps mise en doute. Cependant, des anatomo-pathologistes, comme Darlein, Gersler, Deale, von Franqué, Bischeim, citent des observations de ces tumeurs ayant pris naissance dans des utérus parfaitement sains et dépourvus de tout noyau fibromateux antérieur. Nous-même, nous rapportons quelques observations de cette modalité de myosarcome.