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La polymyosite aiguë suppurée présente à considérer : anatomiquement plusieurs foyers dont un certain nombre peuvent être extramusculaires, cliniquement une touche septicémique et souvent des rémissions au cours de son évolution.
Dans la monomyosite aiguë suppurée l’abcès est unique, l’évolution bénigne.
Le diagnostic est facile en se basant sur les anamnestiques, sur un examen correct et sur le résultat de la ponction exploratrice. On confond le plus souvent la myosite suppurée avec une ostéomyélite ou une affection aiguë abdominale (appendicite surtout).
Le pronostic varie avec la forme clinique ; dans Ja typhoïde la mortalité atteint 44 %, dans la polymyosite : 21 %, dans la monomyosite elle est nulle.
Le traitement est médico-chirurgical. Médical : donner un excellent régime alimentaire, riche en vitamines chez les coloniaux, appliquer localement une pommade mercurielle, employer une médication de choc si l'état général est mauvais, faire de la vaccinothérapie (autovaccin de préférence). Chirurgical : de beaucoup le plus important, consiste en une incision large, suivie pendant quelques jours d’un drainage ; si la sérosité qui s'écoule est aseptique, on peut, avant le huitième jour après l’incision, essayer la suture
secondaire.
Vite Vu, bon à imprimer : Le Doyen, Le Président de thèse, Pierre MAURIAC. J.. DUVERGE"M.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 9 décembre 1935 A. TERRACHER.