‹ Contribution à l'étude des Myosites Aiguës SuppuréesChapitre 12 sur 17 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Moins rare qu’on ne le croit, la myosile aiguë suppurée sévit surtout en dehors d'Europe, sauf une de ses formes : la myosite aiguë suppurée eberthienne.

Elle reconnaît à son origine, en plus du bacille typhique, le staphylocoque dans plus de la moitié des cas, puis viennent : le pneumocoque, le gonocoque, le streptocoque, le colibacille, une pasteureliosc

Localement l’apparition de l’abcès est favorisée : par une rupture musculaire dans la dothiénentérie, par un traumatisme pour les autres germes.

Tous les facteurs généraux créant une moindre résistance du terrain sont autant de causes prédisposantes froid et humidité, surmenage, infections générales antérieures, avitaminoses.

L’abcès musculaire n’a pas de paroi propre. Dans la typhoïde la fibre musculaire est surtout lésée, dans les autres formes l'infection touche avant tout le tissu conjonctif interstitiel.

Le germe, entré dans l’organisme par une lésion cutanée ou muqueuse (excepté dans les abcès à bacille typhique), suit la voie sanguine pour aller au muscle.

Nous avons décrit trois formes : la myosite aiguë suppurée eberthienne, la mono-myosite aiguë suppurée, la polymyosite aiguë suppurée.

La myosite typhique est caractérisée : anatomiquement par une formation purulente presque toujours secondaire à une rupture musculaire (le grand droit de l'abdomen est le musele de prédilection), cliniquement par sa note septicémique.

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