HET
OBSERYATION 21, Ricorp ({).
Homme. Traité au mercure dès l’apparition de manifestations syphilitiques secondaires. Un an après, ulcération du cou. Etat actuel: ulcérations de la gorge, myosite des fléchisseurs de l’avant-bras. Le coude droit est fermé. Douleurs spontanées dans le bras. Traitement à l’iodure de potassium. Guérison en 6 semaines.
Ces douleurs spontanées ne semblent pas appartenir à la myosite, c'est-à-dire à laffection musculaire ; elles paraissent produites par l’inflammation de tissus voisins, les tendons, le périoste. En effet, les cas dans lesquels nous constatons des douleurs spontanées ne sont pas nombreux ; en outre, ces douleurs se localisent, non pas dans la partie charnue du muscle, mais plus fréquemment dans ses insertions, dans les tendons et dans le périoste.
Elles appartiennent, en général, à des personnes nerveuses.
Le symptôme, douleur, de la myosite, est une douleur sourde, se manifestant quelquefois à la pression (Observation 11 et la suivante).
(1) Archives de derm. et de syph. 1875.
OgservaATION 29.
Loewix (1).
Myosile du mollet droit. — Douleur à la pression.
Fille publique, 26 ans. À suivi trois traitements. Un an et demi ap:ès le chancre, myosite des muscles du mollet droit. La mobilité est pénible. La jambe est immobile. Douleur à la pression et quand la malade remue le pied. Traitement par injections sous -cutanées de sublimé.
Notta (2) relate un fait assez curieux : un muscle fléchisseur atteint d’une myosite, lorsqu'il se contractera, même en soulevant un poids considérable, ne sera pas douloureux ; si le malade relâche complètement son muscle, et si l'on cherche à étendre le membre correspondant, on provoquera une douleur très vive, surtout aux insertions tendineuses .
LA
Mauriac (3).
Myosile du biceps gauch? apparue le 15° mois de la syphilis. — Extension complète impossible. — Extension de l’avant-bras droit el de la jambe gauche douloureuse. —. Guérison.
(1) Lœwin. Zoco citato.
(2) Norra. Archives générales de médecine, 1850, page 427. (3) MaurraC. Loco citato.
De
Le malade, entré le 6 mai 1873 dans mon service, salle 8, n° 7, n’était âgé que de 16 ans. Il avait contracté un chancre infectant à la fin de février 1872.
C'était une balano-posthite avec phimosis accompagnée d’une pléiade ganglionnaire spécifique dans les deux aines.
Au mois d'avril, c’est-à-dire 5 ou 6 semaines après, il entra à l'hôpital Saint-Antoine pour une éruption cutanée superficielle qu’on traita avec des pilules de protoiodure. I1 fut plus tard admis deux fois dans mon service pour divers accidents consécutifs légers.
La dernière fois, il avait une récidive de roséole érythémateuse confluente et des plaques muqueuses buccales.
Il n’était que depuis deux jours dans mon service lorsque, le 8 mai (15° mois de la syphilis), il éprouva les premiers symptômes de l'affection syphilitique du biceps, du côté gauche. Peu à peu l'extension complète devint impossible et douloureuse. Le mouvement forcé de flexion présentait les mêmes caractères. Ces phénomènes augmentérent graäuellement. Puis ils se manifestèrent, mais très atténués du côté droit. Dans le creux poplité gauche, il y eut aussi quelque chose d’analogue.
Le processus fut remarquable par sa lenteur, et le traitement spécifique mercuriel ne parut pas avoir grande action sur lui pour l’arrêter ou le modérer.
L'’avant-bras gauche est en demi-flexion sur le bras. L'extension complète est absolument impossible. Le tendon du biceps formait une corde rude et rigide au-dessous de la peau. Le corps du muscle, surtout dans sa moitié inférieure, était un peu plus dur et plus épais que celui du côté opposé. On sentait même, en le pressant, une rénitence dans sa partie profonde.
L’articulation explorée avec le plus grand soin dans toutes ses parties ne présentait aucune altération. Une pression très vive, dans le pli du coude, au-dessus de la bourse synoviale du tendon bicipital, ne causait aucune douleur,
his
Les mouvements du radius sur le cubitus, même les mouvements forcés de pronation et de supination, étaient parfaitement libres et indolents.
Quant au mouvement forcé d'extension de l’avant-bras sur le bras, il provoquait au contraire une violente douleur, et augmentait la saillie du tendon, qui paraissait plus court que celui du côté opposé. La flexion forcée et complète était impossible et douloureuse, mais à un degré moindre que le mouvement en sens contraire.
On pouvait pétrir, malaxer dans tousles sens, les muscles du bras et de l’avant-bras, ainsi que l’articulation du coude, sans provoquer aucune souffrance.
Enfin il n'existait pas de douleurs spontanées fixes ou irradiantes et névralgiformes.
Dans le pli du coude il y avait aussi une douleur provoquée par le mouvement d'extension complète.
Dans le creux du jarret gauche, douleur de même nature, également provoquée par l’extension complète de la jambe sur la cuisse.
La santé générale était très bonne.
Le 9 juillet (2° mois révolu de l'affection bicipitale), il n’était encore survenu aucun changement notable.
Le“f6, dans le coude droit, au niveau du pli, douleur en pressant le côté externe du tendon. Impossibilité de fléchir complètement l’avant-bras sur le bras, soit dans la pronation soit dans la supination. — Articulation intacte.
Le 26 juillet. la flexion complète était impossible et douloureuse dans les deux membres supérieurs, mais l’extension se faisait mieux à gauche.
Un mois après, le 25 août, l'extension de l’avant-bras gauche sur le bras se faisait complètement et sans souffrance. Il n'existait plus rien d’ancrmal à droite.
D'autres fois, la myosite interstitielle est accompagnée de douleurs irradiées comme dans l’observation 10 et dans la suivante.
SV Qu
Mauriac (1).
Douleurs dans le biceps droit. — Flexion complète du bras très douloureuse.
Un jeune homme, âgé de 23 ans, était au huitième mois et demi de la syphilis ; il avait une roséole confluente vers la partie supérieure du tronc. Aucun trouble de la santé générale. À cette époque-là, malgré le traitement institué depuis 15 jours, il fut pris de douleurs dans l'articulation du coude droit, sur la partie interne du biceps au niveau du pli. L'extension était complète. Mais la flexion de l’avant-bras sur le bras ne pouvait pas se faire complètement à cause d’une douleur aiguë ressentie au lieu indiqué. Cette douleur était surtout intolérable dans la supination. Mais si l’avant-bras était dans la pronation elle diminuait et la flexion complète était possible. Aucune douleur à la pression, aucune modification matérielle appréciable.
3° Symplômes objectifs. — La position du membre dépend de la fonction du muscle atteint, de la douleur et de l’âge de la myosite. Si c’est, par exemple, une myosite du biceps brachial, l’avant-bras sera fléchi sur le bras, suivant un angle d'autant plus aigu que la douleur qu'éprouve le malade sera plus vive dans l’extension, et d'autant plus que la myosite sera plus développée.
Le volume du membre malade sera augmenté, ce qui est constaté dans les observations 32, 48, 49 ; cette
(1) MAURIAC, Lecons sur les myopalhies syphililiques.
augmentation de volume dépend naturellement de la durée de la myosite. La peau est normale, sans changement de coloration. Dans le muscle on sent une tumeur mal limitée, diffuse, la peau ne lui est pas adhérente, Elle appartient au muscle, puisqu'elle suit tous ses mouvements, pendant sa contraction et pendant son relâchement. Sa consistance est variable ; tantôt elle diffère peu de celle du muscle, tantôt, elle est dure comme de la pierre (Observation 32), comme du bois (Obs. 12).
Boaman (1).
Homme âgé de 40 ans, Chancre induré en 1874. Aucune autre manifestation. En janvier 1888 gonflement du côté gauche du cou. Infiltration du sterno-cleido-mastoidien, dur comme du bois, 15 ans après l'infection ; en même temps myosite gommeuse du même muscle.
Riconp (2).
Homme. Exostoses du tibia gauche. Myosite des fléchisseurs de l’avant-bras droit. Le coude droit est fermé. Les fléchisseurs forment une tumeur dure, et douloureuse pendant la nuit. Traitement à l’iodure de potassium, 3 grammes par jour. Guérison.
(1) Za Lewin. Loco citato.
(2) Ann. de syph. el de dermat. 18175,
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MYOSITE GOMMEUSE
I. PÉRIODE DE DÉVELOPPEMENT. — Les myosites gommeuses s'installent, sans symptôme apparent, comme les myosites diffuses. Leur première manifestation est généralement l’apparition d’une tumeur, sans aucune gêne dans la fonclion du muscle.
IL. Périone p’ÉraT. — 1° Troubles de motilué. — Les troubles de motilité sont les mêmes que ceux produits par la myosite diffuse : gêne dans les mouvements {observations 50, 53, 54, 99), avec quelquefois contracture (observation 50).
20 Troubles de sensibilité. — La douleur accompagne souvent la gomme musculaire. Tantôt elle se fait sentir pendant la nuit (observation 50), tantôt elle ne se produit qu’à la pression (obs. 56) ou pendant le mouvement.
30 Symptômes objectifs. — Au fur et à mesure de leur développement, les gommes se dégagent du tissu musculaire ; elles prennent une « physionomie personnelle » qui les différencie des myosites diffuses.
Leur forme est générdJement ovoïde ou fusiforme, suivant le muscle affecté. Leur volume est très variable. La peau est sans changement de coloration,
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A la palpation on constate tout d’abord que la peau ne leur est pas adhérente ; leurs contours sont précis, réguliers. Leur consistance est ferme, et on les différencie assez facilement du muscle qui durcit en se contractant, pour se ramollir dans le relâchement. Ces tumeurs sont relativement mobiles, dans le muscle à l’état de repos ; on peut les déplacer légèrement si elles appartiennent à un muscle assez volumineux.
IT. PÉRIODE D'ÉvOLUTION. — La gomme continue à évoluer, elle passe de l’état solide à l’état liquide. Cette transformation s'effectue généralement sans symptôme autre qu’à la palpation, au lieu d’une tumeur dure, on trouve une tumeur fluctuante. Quand le muscle est superficiel et la gomme petite, la peau rougit, adhère à la tumeur, puis s’ulcère ; et il s'écoule alors un liquide filant, gommeux, ou purulent. « On se trouve alors en « présence d’une cavité ulcéreuse plus ou moins vaste, à « bords taillés à pic, à parois stratifiées comme celles des « ulcérations gommeuses, à fond grisâtre, inégal, fon- « gueux, constitué par la portion non ramollie du néo- « plasme qui la sépare des fibres musculaires ou des par- «ties adjacentes (1). »
Pour les myogommes volumineux des grands muscles, leur marche est tout autre :
« Elles commencent pas perdre leur mobilité, même « pendant le relâchement du muscle ; elles contractent « des adhérences avec les parties voisines, les englobent, « les compriment, déterminent un œdème demi-inflam- « matoire ou même phlegmoneux du tissu cellulaire
(1) MAURIAC. Syphilis lertiaire, p. 465,
SRE
sous-cutané, tendent la peau qui devient adhérente, rouge, chaude, luisante, s’amincit rapidement, se décolle, s’ulcère et livre passage à une matière brunâtre, épaisse, filante, au milieu de laquelle on trouve parfois des bourbillons, des flocons plus ou moins étendus de tissu cellulaire mortifié, indice du travail de destruction rapide, de sphacèle en masse, qui s’est emparée de la tumeur et des parties adjacentes (1). »
(1) Maurrac. Loco cilalo, p. 465.
ETIOLOGIE
La syphilis, acquise ou héréditaire, peut donner lieu à des accidents tertiaires. La syphilis acquise peut produire des myosites diffuses et des myosites gommeuses. Nous avons trouvé trois observations de myosite g0m-— meuse héréditaire, nous n’avons pu trouver un seul cas de myosite diffuse héréditaire.
Les accidents tertiaires ne sont pas dus, comme le disait Wirchow (1), à un traitement mercuriel prolongé ; ils sont, au contraire, favorisés, comme l'ont démontré de Vadja, Neumann, Mauriac, Fournier, Haslund, par l’absence ou l'insuffisance du traitement antisyphilitique, par des vices constitutionnels, et par toutes les causes de misère physiologique. Voyons quelles sont les causes des myosites, en particulier.
(1) WincHow. Pathologie des tumeurs, t. II, p. 390.
MYOSITEÉMINTIERST ELLE
Nous avons pu réunir 51 observations de myosite interstitielle ; elles vont nous servir à établir son étio logie.
1° Sexe. — AT fois le sexe est indiqué ; on constate : 32 hommes.
15 femmes.
20 Age. — Dans 37 observations on mentionne l’âge
des malades. Il se répartit de la façon suivante :
16 4 20tanse2/ess, 21 à 30 — 171 — 31 à 40 — 12 — 44 à 50 — : 1 — D1 à 60 — 3 —
Ces chiffres montrent que c’est entre 20 et 40 ans que la myosite interstitielle se rencontre le plus fréquemment.
3° Professions. — Elles n’ont pas été indiquées d’une façon générale dans les observations. Cependant sur les 20 cas où elles sont mentionnées on constate que 12 cas appartiennent à des ouvriers ayant un travail actif, et que 8 appartiennent à des personnes sédentaires (banquier, avocat, gouvernante, etc.)
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40 Antécédents. — Nous ne pouvons pas conclure comme plusieurs auteurs que le rhumatisme, la tuberculose, ou une autre dyscrasie, favorise ou non le développement de la myosite. Ces antécédents ont été omis dans la plupart des observations.
Dans quelques observations nous consfaterons un traitement antérieur insuffisant. En général, les malades se soignent lors des premières manifestations syphilitiques, puis ils cessent leur traitement dès que ces manifestations ont disparu, pour le reprendre quand elles
réapparaissent.
Traitement antérieur nul......... FAMAICAS Traitement antérieur insuffisant..... 6. — Traitement antérieur bien suivi... . 2? —
Dans les autres observations, on ne mentionne pas de traitement antérieur.
5° Rapports chronologiques. — On a mentionné 40 fois le temps qui s’est écoulé depuis l’infection jusqu’à l'apparition de la myosite.
Ces 40 cas se divisent ainsi :
14 malades 1 à 6 mois après l'infection.
8 — 6 à 12 — — 6 — 1 à 2? ans — À — 2à 3 — — 3 — 3 à 4 — — 2 — 4 à 10 — — E) — {0 ans et plus —
La myosite interstitielle est donc plus fréquente dans la première année qui suit l’infection que dans toute autre année. Cette conclusion ne concorde pas avec
celle de Jullien (1) qui prétend que la myosite est plus fréquente dans les 4, 4 1/2, 5, 5 1/2 et T° années qui suivent l’infection. Elle ne concorde pas non plus avec la date d'apparition des accidents tertiaires en général : leur moyenne étant la 3°‘année.
La myosite interstitielle appartient-elle à la période tertiaire de la syphilis ?
Il semble bien difficile de répondre à cette question. En eflet les myosites des observations 28 et 29 accompagnées d'accidents secondaires, plaques muqueuses, éruption vésiculeuse, se montrant dans les premiers mois de l’infection, semblent appartenir à la période secondaire :
8 mois après l'infection, myosite diffuse de l’extenseur
commun des doigts.
OBSERvVATION 928.
Mauriac (3).
Myosile des fléchisseurs superficiels, côté gauche, survenue 8 à 10 mois après l'infection.
En 1861 une jeune fille âgée de 20 ans entre dans le service du professeur Lasècue, pour des douleurs occupant
(1) JuLLIEN. Traité pralique des maladies vénér., 1886, p. 922. (2) In Lewin. Zoco cilato.
(3) MAURIAC. Syphilis tertiaire, p. 443.
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la partie antérieure de l’avant-bras gauche. On constatait dans cette région, depuis le pli du coude jusqu’à deux ou trois travers de doigt au-dessus de l'articulation du poignet. une tuméfaction diffuse, de la douleur à la pression, de la consistance, de la tension et une légère teinte rosée de la peau. On aurait pu croire, au premier abord, qu’il s'agissait d’un phlegmon au début. Les symptômes avaient évolué avec une grande rapidité et présentaient, dans leur ensemble, l'allure et la physionomie d'une inflammation commune de moyenne intensité. Mais en explorant les parties avec plus d’aitention, je ne trouvai aucun empâtement cans le tissu cellulaire ; la peau était libre et glissait facilement sous les parties sous-jacentes. On sentait que la lésion existait au-dessous de l’aponévrose; la tension était uniforme, diffuse, sans trace de nodosité; la consistance un peu dure et élastique. Il n’y avait point de fluctuation. Les douleurs spontanées ou provoquées étaient sourdes, profondes, et n'avaient pas l’acuité des douleurs du phegmon aigu. Les doigts étaient à demi fléchis dans la main et ne pouvaient être redressés. Le diagnostic anatomique pouvait se faire avec les seuls phénomènes de l'affection. Celui de la cause constitutionnelle était rendu encore plus facile par l’existence d’une roséole érythématopapuleuse et par la présence de plaques muqueuses dans la gorge. Cette myosite syphilitique qui occupait la masse des fléchisseurs superficiels était donc relativement précoce, puisqu'elle était survenue pendant les 8 ou 10 premiers mois de la maladie constitutionnelle. Elle était dégagée de toute complication, sans ténosilte ni inflammation spécifique des gaines tendineuses. Elle marcha avec rapidité vers la résolution, du moment qu’on eut institué un traitement spécifique mixte. La guérison eut lieu complètement en quelques jours et sans laisser aucun vestige de la tuméfaction diffuse, ni aucun trouble fonctionnel. |
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Mauriac (1).
Myosite des deux biceps et des jumeaux survenue 3 mois après le chancre.
Homme âgé de 21 ans. Chancre en mars 1869. Adénite inguinale. 2? mois plus tard, éruption vésiculeuse. 3 mois après le chancre, myosite diffuse des deux biceps et d’une partie des deux jumeaux. La flexion et l’extension sont très pénibles. Le coude est plié. Douleur au toucher dans le coude droit; la douleur est moindre au coude gauche; quelques douleurs irradiées dans les genoux. Traité au mercure. Grande amélioration.
L'observation suivante semble au contraire démontrer que la myosite diffuse est une manifestation tertiaire.
LeIssL (2).
Myosite du biceps fémoral survenue 16 ans après le chancre.
Homme. Syphilitique depuis l’âge de 18 ans. Depuis deux ans, contracture du biceps fémoral droit. 16 ans après le chancre induré, myosite diffuse du biceps fémoral droit, avec gommes ulcérées et fétides de la peau. Ne peut
(1) Mauriac. Leçons sur les myopathies syphilitiques. (2) Traité de la syphilis, in Levin : Loco citato.
plus marcher qu'avec des béquilles : la jambe est fléchie sur la cuisse. Traitement au mercure et à l’iodure de potassium.
Comme l’on sait que l’accident tertiaire est une manifestation chronique, localisée, située en général dans un organe interne, et pouvant se développer plus ou moins longtemps après le début de l'infection, nous dirons, sans nous inquiéter de l’époque de son apparition, que la myosite diffuse appartient à la période tertiaire. .
Go Manifestations syphlitiques simultanées. — Toutes les observations relatent ce fait, que les myosites interstitielles sont toujours accompagnées d’autres manifestations syphilitiques. Selon l’âge de l'infection, on constate tantôt des plaques muqueuses, tantôt de la céphalée nocturne, tantôt de la roséole, tantôt des exanthèmes maculeux où papuleux, tantôt des gommes sous-cutanées ou profondes.
To Muscles atteints.
Biceps brachial.... 19 fois (le biceps gauche plus souvent que le droit)
LÉ en bi EE D fois.
Sphincter externe de l'anus, ...... 6 Muscles fléchisseurs de l’avant-bras 5 MEMOIRE rene Ne Sole Dee Ô PONS SUPINALEUT Se ae 3 Extenseur commun des doigts..... 3 Sterno-cleido-mastoidien.......... 3 UT E AU A PR ERREA CAS 3 | L'OIDORE Eee ne se eco NS
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