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Des explorations répétées ne me firent découvrir aucune lésion dans l'articulation ni dans les parties adjacentes.
La position demi-fléchie était celle, pendant laquelle le malade souffrait le moins. Faiblesse, engourdissement, pesanteur dans tout le membre supérieur gauche, sans aucune modification dela sensibilité cutanée.
Névralgie faciale droite.
Le malade éprouvait aussi des douleurs très vives dans les masses musculaires de la cuisse gauche en avant et en arrière, ainsi que dans les muscles du mollet, Ces douleurs descendaient jusqu’au »ied gauche et se prolongeaient le long de leur plante jusqu'aux orteils. Elles étaient assez vives quelquefois pour empêcher la marche. On ne constatait aucune modification matérielle appréciable dans les parties douloureuses.
Ces douleurs musculaires des membres, qui siégeaient d’abord exclusivement à gauche, se produisirent aussi du côté droit, mais avec moins de violence. L'extension complète devient impossible dans le coude droit, sans qu'il existàt de contracture apparente du biceps ni d'aucun autre muscle du bras. Les douleurs musculaires ou névralgiformes se produisirent aussi dans la plante du pied droit.
Je soumis le malade à un traitement mixte hydrargyrique et ioduré. Au bout de 15 jours, ces douleurs des membres avaient beaucoup diminué. Le malade sortit le 21 juillet n’ayant plus aucun accident. Cette myopathie musculaire syphilitique avait donc duré environ.50 jours.
Cette douleur spontanée, que l’on constate au début de laffection, peut encore s’observer pendant toute la période d'état. Elle peut exister sous différentes formes : crampes, douleurs nocturnes.
ORSERVATION 17.
LoEwin (1).
Myosite du mollet. — Crampes. — Paralysie faciale.
Femme âgée de 39 ans. Infectée par son mari en 1879. Syphilides sur le corps. Traitée par des frictions. En 1883, iritis et exanthèmes. papuleux de tout le corps, érosions de la ‘angue, sclérodermie de toute la peau ; 32 injections de sublimé 0,005-0,01. Tuméfaction du mollet : 10 cms de largeur sur 15 cms de long. Crampes au mollet. 11 ans après son chancre, paralysie de la face et myosite des muscles du mollet. Traitée avec injections sous-cutanées de sublimé.
Loewin (2).
Myosite du mollet dans la 8° année de la syphilis. — Crampes.
Homme. 36 ans. Chancre en 1882. Sclérose et roséole traitées par des frictions. En 1890 récidive ; ulcérations de la langue. A ia fin de 1890 son état est le suivant : nodosités, exanthèmes de tout le corps, érosions des amygdales, adénopathie ; crampes très fortes pendant la nuit, dans la région du mollet. Contracture légère. Myosite du mollet. Traité par injections sous-cutanées de sublimé,
(1) Lœwin. Loco citato.
(2) LœwiN. Zoco citato.
Ricorp (1).
Homme. 10 ans après chancre induré, myosite des fléchisseurs de l’avant-bras. Le coude droit est fermé. Douleurs spontanées dans le bras. Traitement à l’iodure de potassium.
Mauriac (2).
Myosite du biceps droit 9 mois après le chancre. — Douleurs nocturnes.
Homme. Chancre au commencement d'avril 1869. Après 4 semaines, plusieurs chancres. Dans cette année, suit 2 fois le traitement spécifique. En janvier 1870, douleurs progressives, la flexion du bras impossible à cause du biceps droit. Le 27 janvier, deux tumeurs sous-cutanées près du coude ; l’une est fluctuante, l’autre ne l’est pas. Arthropathie. 9 mois après le chancre, myosite du biceps droit avec papules, hydarthrose du coude droit et légère inflammation de la synoviale. |
L'extension et la flexion sont très pénibles. L’avant-bras est toujours fléchi sur le bras. Très vives douleurs dans le coude droit, pendant la nuit jusqu'au matin. Frictions mercurielles loco dolenti. Grande amélioration.
(1) MAURIAC. Leçons sur les myopatlhies syplililiques. (2) Maurrac. Lecons sur les myopathies syphililiques. io