CONCLUSIONS
La myosite diffuse et la myosite gommeuse appartiennent toutes deux à une syphilis tertiaire, c’est-àdire à une syphilis grave.
Elles peuvent se rencontrer dans.tous les muscles, à un moment quelconque de l'infection, du 2° mois à la 15° année pour la myosite diffuse, du 2° mois à la 18°
année pour la myosite gommeuse.
Elles se développent souvent sans cause directe ; cependant, elles peuvent être consécutives à un traumatisme, à de la fatigue, ou au froid.
Leur diagnostic est celui d’une tumeur diffuse ou circonscrite, située dans un muscle, à évolution lente, et sans phénomènes généraux ; les antécédents et les manifestations syphilitiques, qui accompagnent généralement les myosites, permettent seuls d’en reconnaître la nature spécifique.
D'habitude elles cèdent rapidement à un traitement
mixte, iodure de potassium et mercure ; malgré le
traitement la myosite diffuse peut produire dans le muscle une atrophie ou une impotence persistante ; la gomme musculaire elle aussi peut persister en partie,
sous. forme de noyau induré.
Vus Le PRÉSIDENT DE LA THËSE, Vu PAR LE DOYEN :
Le 13 mars 1899. GROSS.
P. SPILLMANN.
Vu et permis d'imprimer :