‹ Contribution à l'étude des néphrites aiguës à manifestations azotémiques prédominantesChapitre 13 sur 37 · FT · texte numérisé non relu

FT

« ception difficilement acceptable. Certes, la désassimilation « azotée pendant les maladies microbiennes est notablement < accrue et se traduit par l’excrétion urinaire d’une quantité « durée hors de proportion avec l’alimentation forcément ré- « duite de ces malades, mais il est bien exceptionnel que le « volume des urines ne soit pas largement suffisant pour assu- « rer l'élimination intégrale de cette urée, si le pouvoir de « concentration des reins demeure à peu près normal. On peut « donc admettre que toute ascension de l’urée sanguine au-des- < sus du taux physiologique est le témoin d’une diminution < de ce pouvoir de concentration, c’est-à-dire d’une véritable .< complication rénale. » :— « … En ce qui concerne les azo- « témies isolées des maladies infectieuses, la question se pose « de savoir s’il convient d’établir une distinction absolument « tranchée entre les cas où l’azotémie se présente à l’état de « phénomène unique et ceux où elle coexiste avec des symp- « tômes urinaires. Nous ne le croyons pas et nous pensons « qu’on est autorisé à employer dans l’une et l’autre circons- « tance le terme de néphrite en s’attachant à cette dénomina- « tion qu’une signification purement clinique.

« Nous ne nous dissimulons pas en effet que si, dans certains « cas, il doit exister des lésions rénales appréciables au micros- « cope,'il en est d’autres où les altérations de la glande doivent « être d’une nature tellement subtile qu’elles puissent échap- « per aux investigations histologiques les plus minutieuses et « qu’on soit en droit de contester la légitimité du nom « né- «. phrite >» pour ne parler que d’un trouble fonctionnel... »

Ceci bien posé, nous ne pouvons envisager d’étudier toutes les ñéphrites azotémiques rencontrées au cours des maladies infectieuses et nous nous bornerons à les considérer dans les affections où elles sont les plus fréquentes et où elles ont été le mieux étudiées. Rhumatisme articulaire aigu. érysipèle, pneumonie, spirochétose ictéro-hémorragique, fièvre typhoïde, scarlatine et diphtérie. ,

La néphrite azotémique aiguë dans le rhumatisme articulaire aigu.

La néphrite rhumatismale est assez rare. Son existence à déjà été signalée par Rayer, en 1840, puis a été étudiée par Jacoud, Dieulafoy, et à Lyon par J. Chalier et Delore.

Page 1