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Elle apparaît au début de la crise chez les jeunes sujets présentant des rhumatismes articulaires aigus intenses avec température élevée, et poly-arthrite généralisée intéressant les petites articulations : Elle peut revêtir des formes variées plus ou moins graves. Albumineuse simple, hématurique, hémoglobinurique. Dans la néphrite rhumatismale grave, l’albumine n’est plus un symtôme isolé. Elle s'accompagne d’un ensemble de signes normaux faisant revêtir à la néphrite la forme urémigène ou hydropigène. Dans certains cas, la céphalée tenace, les vomissements, la diarrhée, les convulsions, le coma, viennent donner la note urémique. Dans d’autres cas, ce sera
lœdème qui donnera l'éveil. Les œdèmes quoique étant rares, :
généralement peu marqués, peuvent parfois réaliser de véritables hydropises.
Quand la néphrite affecte la forme azotémique, le diagnostic peut se poser entre troubles cérébraux de l’urémie et rhumatismes cérébral, mais l’analvse précise de leurs manifestations montre leur différence et le dosage de l’urée achève de lever le doute. On a peu souvent dosé l’urée sanguine au cours du rhumatisme articulaire aigu. Petite azotémie dans certains cas (Labbé et Marc, 0 gr. 80 puis 0 gr. 65) elle peut atteindre des taux considérables dans les cas à évolution fatale. (6 gr. 30 dans une observation de la thèse de Uzan).
Le diagnostic de néphrite rhumatismale dans la grande majorité des cas ne devra pas faire changer le pronostic du rhumatisme articulaire aigu. Les observations comme celle de la thèse de Uzan, où la mort survint avec une azotémie progressive que rien ne peut enrayer, sont rares.
Le plus souvent, après une durée variable, l’albuminurie disparaît cémplètement, l’urée redevient normale et la restitution anatomique et physiologique du rein paraît complète.
OBSERVATION I (Résumé). — Thèse Maurice UZAN, Paris 1922.
G... Marius, malade de 35 ans, entre le 21 septembre/1922 à Lariboisière pour douleurs articulaires généralisées.
Aucun antécédent morbide en dehors d’une crise de rhumatisme articulaire aigu à 20 ans, qui aurait évoluée RASE vers la guérison sans laisser de séquelles cardiaques.
Son affection remonte au 6 septembre : début par malaise gé-
néral, frisson et douleurs articulaires qui gagnent successivement l'épaule, le coude et le poignet gauches, et les genoux. Du 5 au 21 septembre prise de salicylate de soude sur la prescription de .Son médecin.
A son entrée : douleurs au niveau des articulations atteintes, mais ni rougeur ni œdèmes locaux.
Facies un peu asphyxique du malade en proie à une violente dyspnée et état de légère obtusion intellectuelle. Température à 40°2. k 5
Urines peu abondantes, foncées et troubles, contenant une forte proportion d’albumine. Langue sèche et saburrale. Le malade est anorexique.
Ni diarrhée, ni vomissement. Cœur arythmique, bruits assourdis, signes d’épanchements à la base gauche et foyers de souscrépilants disséminés dans les deux poumons.
Le malade est mis au salicylate de soude.
— 25 septembre : Dyspnée importante ; épistaxis très abondantes el gingivorragies.
T° 37,4. Pouls 92. T.A. 15/8: Urine 500 cc. albumineuse.
— 26 septembre : T° 38°. Urée sanguine 4,20 0/00.
— 27 septembre : T° 38°4. Dyspnée toujours importante. Délire léger et tranquille. Urée 5,80.
— 29 septembre : T° 38°4 Pouls 90. Respiration 27. T.A. 15/5,6. Urines 1.500 troubles et foncées. Cylindres granuleux et cellules épithéliales de la vessie et du bassinet. Pas de G.R. Urée urinaire 9,25.
— Urée sanguine 5.90 0/00 ; cl. urinaire 2 gr. 80.
Le 30: Le malade semble un peu moins mal; il est moins confus. |
Urée sanguine 6 gr. 30 0/00.
Le 1°" octobre au matin : Etat très. grave, le malade ne reconnaît plus personne.
Fempérature 37°8. Pouls 85. T.A. 11/2.
Mort peu avant midi.
Les néphrites azotémiques aiguës dans l'érysipèle.
Au cours de l’érysipèle, on voit assez fréquemment survenir des complicalions du côté des reins. Ces néphrites sont le plus généralement d’un pronostic grave. Les auteur sont brefs sur la symptomatologie de cette néphrite. Ils se contentent de répéter soigneusement les quelques lignes que Widal a écrit dans le traité de Brouardel et Gilbert : « .. Il est des cas où sous le « coup de l’érysipèle à répétition se manifestent brusquement,