LES DIFFICULTÉS DU DIAGNOSTIC
Nous y insisterons plus particulièrement car au cours de deux de nos observations, il n’a pu être porté qu'après des hésitations parfois assez grandes.
Le diagnostic fut facile pour l'observation I: dès le lendemain de l’entrée du malade, le professeur Sédallian dictait la note suivante : « Le malade entre bien ‘pour une néphrite AÏigUÉ...»
Pour les observations IT et IV, il en fut tout autrement. En effet, le malade de notre deuxième observation avait présenté chez lui des crises épileptiformes. Celles-ci s'étaient répétées à trois reprises au cours des deux premiers jours passés dans le service. Il s'agissait de crises généralisées typiques. Il n’existait aucun signe neurologique. Cependant, le médecin qui lenvoyait, avait constaté chez lui, à la suite d’une de ces crises, une petite hémiplégie gauche avec Babinski qui, d’ailleurs, n'avait été que passagère. Le pouls était lent et le malade présentait une hypertension à 20/11. À
Dans ses urines, on notait la présence d’un gros disque d’albumine. Il y avait tout lieu de croire que cet homme avait fait une hémorragie méningée, qui m'était que la manifestation dun brightisme ancien.
Il ne restait plus qu'à confirmer le diagnostic. C’est ce que l'on pensait faire en pratiquant une ponction lombaire. Aussi l’'étonnement fut grand de retirer un liquide clair.
Le diagnostic se présentait alors un peu différemment et si l'on pensait toujours être en face d’une néphrite chronique,