‹ Contribution à l'étude des néphrites aiguës à manifestations azotémiques prédominantesChapitre 8 sur 37 · RAS COS · texte numérisé non relu

RAS COS

— des troubles digestifs : vomissements et diarrhée.

— des troubles oculaires : myosis, amaurose transitoire ou amblyopie ; autant de signes qui doivent faire rechercher le taux de l’Azotémie. Ce dernier peut d’ailleurs être très élevé (3 gr. et plus) sans qu’on soit autorisé à tirer de ce fait une conclusion pour le pronostic.

Le syndrome cardio-vasculaire est peu marqué :

La tension est le plus souvent normale, parfois cependant elle s'élève un peu et peut s'accompagner de dilatation cardiaque, surtout chez l'enfant. On peut noter alors l'existence d'un bruit de galop, de souffles fonctionnels ou extra-cardiaques. À

Malgré l’intensité des symptômes observés, l’évolution immédiate est en règle favorable. Un pronostic ne peut se baser, comme pour les néphrites chroniques, sur le taux de l’azotémie.

En quelques jours, les œdèmes diminuent puis disparaissent, la céphalée se dissipe, le chiffre d’urée s’abaisse. Une crise polyurique se produit et la guérison survient.

Il est des cas, très rares d’ailleurs, où l’évolution est grave : les œdèmes ne présentent aucune tendance à la régression, les urines restent rares, à l’oligurie fait suite l’anurie, la torpeur augmente, les vomissements sont fréquents, et les diarrhées abondantes, le taux de l’urée s’élève, et la mort survient dans le coma, accompagné fréquemment de crises convulsives de délire et parfois d’un syndrome méningé.

L'évolution de ces formes mortelles peut se prolonger quelques semaines et même quelques mois.

De fait, la néphrite aiguë peut réaliser des aspects cliniques un peu différents : soit par l’intensité des ædèmes, la rétention azotée étant presque inexistante, soit au contraire par l’absence d’œdème, la rétention azotée étant nettement prédominante. Nous m'insistons pas sur cette forme qui fera l’objet de notre étude ultérieure. *

De même nous pouvons voir des formes où prédomine l’oligurie et même lanurie, comme dans les néphrites mercurielles et les néplirites toxiques en général, qui se terminent par un syndrome de rétention azotée mortel, auquel s’associent souvent des modifications de la réserve alcaline, comme l'ont montré M. Cordier et Delore.

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D'autre fois, l’anurie n’est que transitoire. elle cède au bout de quelques jours et la néphrite peut évoluer vers l’une des formes précédentes. | |

Il existe une forme de néphrite hémorragique ou congestive hématurique étudiée par Hutinel dans la thèse de Mile Vasseur à propos de la scarlatine. Précédée ou non de douleurs lombaires, l’hématurie se révèle par l’examen des urines qui sont rosées ou d’un rouge plus ou moins intense. La diurèse est en règle relativement conservée, les cylindres sont rares, l’albumine provient du sang mêlé à l’urine. Il n’y a pas de signes d'atteinte rénale, le pronostic est favorable, la guérison la règle.

Il existe des formes bénignes, ne se traduisant que par l’existence d’albuminurie et de cylindrurie.

De cette brève étude nous pouvons déduire que, en raison de la richesse de la symptomatologie généralement observée, le diagnostic de ces néphrites aiguës est le plus souvent aisé.

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