‹ Contribution à l'étude des néphrites apparues au cours du purpuraChapitre 56 sur 80 · DOS · texte numérisé non relu

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12. — Le réactif de Meyer fait reconnaître la présence du sang dans l'urine. A l’examen microscopique on trouve des leucocytes et des cylindres épithéliaux. On met l'enfant au régime lacté absolu pendant quelques jours, puis au régime déchloruré.

Pendant tout le mois d’août l'urine contient environ 2 grammes d’albumine avec un volume de 500 à 600 grammes.

Pendant septembre et octobre, le taux de l’a'bumine tombe 0 gr. 50 par litre, sans jamais disparaître. De temps en temps, il y à du sang dans l’urine.

Le 20 novembre, l'enfant a la scarlatine. L’albümine monte à 6 grammes, se maintient à ce taux pendant une semaine, Il y a beaucoup de sang dans lPurine. La scarlatine évolue normalement. L’albumine diminue mais ne disparaît pas.

Le 12 décembre, la situation est la même. La néphrite est loin d’être guérie, elle se transforme, au contraire, lentement, en mal de Bright.

La cuti-réaction fut deux fois négative. L’injection de l’urine au cobaye ne donna aucun résultat.

12 novembre. — On fit une injection de 5 centigrammes de bleu de méthylène. Une 1/2 heure après, apparition du bleu, di-

minution dans la 2° heure. Maximum à la 18° heure. N'est plus

décelable à la 60° heure.

L'élimination est un peu prolongée.

OBSERVATION XXVII MM. DÉLÉARDE et MONNIER, Echo médical du Nord, janvier 1911.

Marcel T..., 9 ans. Rien dans les antécédents héréditaires. A

eu la rougeole à 5 ans, la varicelle à 6 ans 1/2, Pas de scarlatine.

Le 1°" septembre, après uné promenade avec mauvais temps, l'enfant eut des douleurs articulaires au niveau des cous-de-pied.

Sur la moitié inférieure du corps, on aperçoit des tâches rouges ecchymotiques. Pas de céphalée, ni de troubles gastro-intestinaux. Rien de viscéral.

3. — Le médecin conseille fe. repos au lit. Ce conseil ne fut pas suivi. Les taches purpuriques disparaissent huit jours après.

Trois semaines après, les urines deviennent nettement san-. vlantes, avec mictions non douloureuses ni fréquentes.

Les jambes sont un peu gonflées depuis quelque temps.

Le 10 octobre. — L'enfant est vu à la consultation de l’hôpital. Le visage est pâle. Les muqueuses un peu décolorées. La face est légèrement bouffie.

Léger œdème mailéoitire.bi-latéral.

Pas de troubles gastriques; ni aucune tache purpurique.

Rien au cœur, pas de bruit de galop. Les urines sont fortement teintées de sang; au microscope, on trouve des cylindres, des leucocytes et beaucoup de globules sanguins.

Régime lacté. Repos au lit. L’hématurie ne revient pas.

‘1% novembre. — Même état du côté des reins. Les urines sont sarglantes; nombreux globules rouges et cylindres Des oneEs -son médecin dit que l’état est toujouts le même.

Depuis le 18 décembre, l’enfant est perdu de vue.

On a ordonné un régime lacto-végétarien.

EGP: Tete OBSERVATION XXVIII Hume, La Clinique de Paris, 1913.

Fillette née d’une mère apparemment bien portante et d’un père bronchiteux, vraisemblablement tuberculeux, qui n’a jamais présenté le moindre accident d’hémophilie. Sœur bien portante. Elle a eu très jeune la rougeole; chaque hiver, presque régulièrement, une bronchite avec amaigrissement et sueurs profuses. Quand elle se fait une coupure, la plaie saigne abondamment.

Trois semaines avant son entrée dans le service, elle aurait été prise d’une éruption purpurique peu confluente des membres inférieurs et supérieurs et de douleurs abdominales. Ses parents ne s’inquiétèrent pas de ces accidents jusqu’au jour où deux semaines plus tard ils s’aggravèrent; à ce moment, les douleurs abdominales s’accrurent, des vomissements survinrent; pieds et mains s’œdémäatièrent, la gorge devint rouge, les fecès quelque peu sanglantes. - :

Le jour de son admission à l'hôpital, on notait une éruption pétechiale des membres, un état suburral de la langue, une sensibilité excessive de la fosse iliaque gauche. Le foie et la rate étaient normaux, la respiration satisfaisante, sauf au niveau d’un sommet, siège d’une expiration prolongée. |

Le lendemain, les vomissements s’accentuaient; le ventre, dans sa totalité, était douloureux; l’éruption purpurique ne s’était pas étendue. Le surlendemain, les vomissements “étaient devenus constants, de nouvelles taches purpuriques étaient apparues; les selles étaient toujours sanglantes. Tout à coup, le 9 mai, la fillette fut prise d’une fièvre à 40° et d’un cxanthème

Er LUMTES

marqué à la gorge. Sans tarder survenait une éruption scarlatineuse, d’où hospitalisation.

Examen : Aspect framboisé de son pharynx, augmentation de volume de ses amygdales, recouvertes, plus particulièrement la gauche, d’un enduit grisâtre nécrotique. Les commissures labiales portaient aussi des ulcérations nécrotiques rappelant celles de la gorge; il en existait encore sur le pourtour du nez qui donnaient lieu à un jetage assez prononcé. Adénite et périadénite sous mhxillaire notable.

En même temps que l’éruption scarlatineuse, les téguments des membres inférieurs présentaient des taches purpuriques assez nombreuses; il en existait également sur les membres supérieurs qui, en outre, portaient des papules et quelques visicules. Ligne blanche de Sergent très nette. Pouls faible battant à 148. T A: 18-5. Dysquée avec tirage sus steral par moment. Urines (500 gr.) foncées, denses, fortement albumineuse. Le foie déborde les fausses côtes de 2 cm. Rate normale. Hypotension, asthénie, vomissement, douleurs abdominales, signes de la raie blanche semblaient dénoncer une surrénalité chez cette fille, simultanément atteinte de scarlatine et de purpura. Aussi on lui donna, dès l’entrée, X gouttes en deux fois par jour d’atrénaline.

Etat grave pendant trois jours. Puis, le 12 mhai, tendance à lPamélioration. Les amygdales se détergent. Sur l’amygdale gauche, ulcération lenticulaire nette. La muqueuse vélopalatine et palatine, celle du cavum étaient marquées d’un piqueté hémor-.. ragique tributeire du purpura; les ganglions demeuraient vo'u-. mineux. Ce même jour les éléments purpuriques des cuisses semblaient s'éteindre, les coudes offraient de larges placards. violacés:; les faces palmaires étaient toujours indemnes de ‘pur+

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